Décret Abrogé

Décret portant structure générale du gouvernement et attributions de ses membres

Décret 08-1129

Article 1er : La structure  générale du Gouvernent et les attributions de ses membres sont déterminées conformément aux dispositions du présent décret

Chapitre I : De la structure générale du gouvernement

Article 2 : La structure générale du Gouvernement comprend la Primature et les départements ministériels ci-après :

  • Défense Nationale ;
  • Relations Extérieures ;
  • Justice ;
  • Communication;
  • Infrastructures
  • Intérieur  et Sécurité Publique ;
  • Environnement, Eau et Ressources Halieutiques
  • Finances et Budget ;
  • Economie et Plan ;
  • Elevage et Ressources Animales ;
  • Santé Publique ;
  • Education Nationale ;
  • Enseignement Supérieur, Recherche Scientifique et Formation Professionnelle ;
  • Agriculture ;
  • Pétrole ;
  • Aménagement du Territoire, Urbanisme et Habitat;
  • Action Sociale, Solidarité Nationale et Famille ;
  • Droits de l’Homme et Promotion des Libertés ;
  • Fonction Publique et Travail ;
  • Postes et Technologies de l’information et de la Communication ;
  • Mines et Energie ;
  • Commerce et industrie ;
  • Contrôle Général d’Etat et Moralisation ;
  • Culture, Jeunesse et Sports ;
  • Développement Touristique et Artisanat ;
  • Décentralisation ;
  • Secrétariat Général du Gouvernement.

Article 3 : Les Ministres disposent pour l’exercice pour l’exercice de leurs fonctions :

  • d’une Direction de Cabinet ;
  • d’une Administration Centrale ;
  • des Organismes sous tutelle ;
  • des Services déconcentrés.

Article 4 : La composition et les attributions des cabinets ministériels sont celles fixées par le décret n°333/PR/PM/SGG/2002 du  26 juillet 2002.

Article 5 : L’administration centrale comprend :

  • un Secrétariat Général ;
  • des Directions de Services ;
  • des Services.

En cas de nécessité l’administration centrale peut disposer d’une ou de plusieurs directions générales.

Suivant la spécificité de leurs missions, certains départements ministériels peuvent disposer d’une Inspection Générale relevant de l’autorité directe du Ministre.

Article 6 : Les services déconcentrés sont organisés selon la nature des missions du département ministériel.

Article 7 : L’organisation et les structures de chaque département ministériel sont déterminées par un décret pris en Conseil des Ministres.

Chapitre II - Des attributions du Premier ministre et des ministres

Article 8 : Le Premier Ministreest chargé de la direction, de la coordination et de l’animation de l’action gouvernementale. Il dispose de toute l’administration.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • élaboration du Programme de Politique Générale du Gouvernement ;
  • engagement devant l’Assemblée Nationale de la responsabilité du Gouvernement sur son programme et sa Déclaration de Politique Générale ;
  • engagement devant l’Assemblée Nationale sur le vote des textes après délibération du Conseil des Ministres ;
  • présidence du Conseil de Cabinet ;
  • suppléance du Président de la République dans la présidence du Conseil des Ministres sur un ordre du jour déterminé ;
  • présidence des Hauts Comités Interministériels ;
  • arbitrage dans le cadre des Comités Interministériels ;
  • interface entre le Président de la République et les différents départements ministériels ;
  • contreseing des actes du Président de la République autres que ceux prévus à l’article 91 de la constitution ;
  • suppléance du Président de la République dans la présidence des conseils et des Comités de défense
  • demande de réunion de l’Assemblée Nationale en session extraordinaire ;
  • proposition de nomination et éventuellement de révocation des ministres ;
  • présentation de la démission du Gouvernement.

Article 9 : Le Ministre de la Défense Nationale est chargé de la défense de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale, de la garantie de l’indépendance

Il est en outre chargé d’assurer la participation de l’Armée Nationale aux tâches de développement économique et social ainsi qu’aux opérations humanitaires.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • organisation générale des forces de défense et de sécurité ;
  • mise en condition d’emploi et de mobilisation de l’ensemble des forces de défense et de sécurité pour la défense de l’intégrité territoriale ;
  • réalisation des infrastructures militaires ;
  • préservation du caractère apolitique de l’Armée ;
  • participation aux opérations humanitaires et de maintien de la paix dans lecadre bilatéral et multilatéral conformément aux engagements pris par le Gouvernement ;
  • création et gestion des structures de formation technique des cadres militaires ;
  • mise en place et suivi du fonctionnement des tribunaux militaires ;
  • préparation des directives générales pour les négociations concernant la défense ;
  • gestion en relation avec le Ministère de l’Economie et du Plan des missions militaires à l’étranger et des organismes  internationaux  intervenant dans  le domaine militaire ;
  • participation aux opérations de secours en cas de calamités et de catastrophes naturelles
  • participation en collaboration avec lé Ministère de l’Economie et du Plan à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique générale de démobilisation et de réinsertion ;
  • contrôle et suivi administratif des démobilisés en relation avec le Ministère chargé de l’Economie et du Plan ;
  • patronage moral, matériel et financier des combattants et victimes de guerre définis par le code de pensions civile et militaire ;
  • assistance sociale et défense des  veuves et orphelins des militaires Tchadiens ;
  • facilitation des initiatives pour le maintien et le développement des liens avec les offices étrangers des anciens combattants et des victimes de guerre ;
  • facilitation de la création  d’associations des  anciens  combattants  et victimes de guerre  l’ensemble du territoire et coordination de leurs activités en relation avec le Ministère des Relations Extérieures ;
  • suivi de la mise en œuvre du Protocole Franco-tchadien relatif aux anciens combattants et victimes  de  guerre  des  armées  françaises au Tchad ;
  • recherche et mise en place, en relation avec le Ministère de l’Economie et du Plan et le Ministère chargé des Finances des moyens pour les départs volontaires.

Le Ministre de la Défense Nationale est assisté dans ses fonctions d’un Secrétaire d’un Secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants et des victimes de guerre.

Article 10 : Le Ministre des Relations Extérieures est chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière de relations extérieures.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes ;

  • représentation et défense des positions et des intérêts du Tchad  et des citoyens tchadiens à l’étranger ;
  • coordination et suivi des missions diplomatiques du Tchad à l’étranger ;
  • information  du   Gouvernement  sur  toutes les questions susceptibles d’avoir une incidence sur sa politique extérieure et contrôle de la cohérence de son action diplomatique ;
  • participation à la recherche des solutions et au règlement  des  conflits  qui surgissent  dans le continent africain et dans le monde ;
  • participation aux négociations, à la signature, l’interprétation et, le cas échéant à la dénonciation des accords internationaux ;
  • entretien, suivi et coordination des liaisons entre les    institutions    nationales    et    les    missions diplomatiques  et  Organisations    Internationales  accréditées au Tchad ;
  • préparation, organisation et présidence des réunions des commissions mixtes ;
  • délivrance des passeports diplomatiques et de services ;
  • défense des positions africaines sur les questions d’intérêts  communs  pour  le continent et  ses peuples ;
  • contribution, dans le cadre de l’Union Africaine et des ensembles sous-régionaux, à l’accélération de l’intégration  politique et  socio- économique  du continent ;
  • coordination entre les autres départements ministériels et les Organisations internationales ;
  • développement et renforcement de !a politique étrangère du Gouvernement;
  • création et développement des cadres de réflexion en matière de politique étrangère tels que centre de recherche et Instituts de Formation.

Le Ministre des Relations Extérieures est assisté dans ses fonctions d’un Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine.

Article 11 : Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux est chargé de la conception, de la coordination, .de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière de justice.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • administration de la justice en matière civile, commerciale, sociale, pénale et administrative ;
  • élaboration des projets de lois relatifs aux règles de procédures et de fonctionnement des juridictions judiciaires et administratives, ainsi que l’exercice du contrôle de l’action publique ;
  • réglementation, confection et conservation du sceau et des armoiries de l’Etat ;
  • suivi et amélioration des conditions de détention et réorganisation de l’administration pénitentiaire ;
  • protection des libertés et de la propriété privée ; protection et suivi judiciaire de l’enfant ; réglementation de l’assistance judiciaire ;
  • réglementation et suivi des professions juridiques libérales ;
  • participation  à l’élaboration  des  conventions internationales en matière de coopération judiciaire ;
  • contribution  à la  définition de la politique de programmation     des     financements     et  des investissements publics ;
  • renforcement de l’Etat de droit.

Article 12 : Le Ministre de la Communication, Porte Parole du Gouvernement est chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière de communication.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • suivi du  respect des  lois et règlements qui définissent    l’activité    des    médias    couverture médiatique du territoire national ;
  • coordination des relations entre le Gouvernement et le Haut Conseil de la Communication ;
  • diffusion de l’information sur l’activité gouvernementale.

Article 13: Le Ministre des infrastructures est chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière d’infrastructures et de transports.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • réalisation et entretien de l’ensemble des infrastructures publiques nationales en concertation avec les ministres concernés ;
  • contrôle de la qualité des matériaux et garantie des infrastructures ;
  • étude, contrôle et suivi de tous les travaux de construction, d’entretien et de réhabilitation des infrastructures ;
  • conservation des archives des constructions civiles ;
  • appui technique aux différents ministères pour la conception, le suivi et le contrôle des infrastructures ;
  • centralisation et gestion des financements destinés à la réalisation des infrastructures, publiques nationales ;
  • passation des marchés d’études, de contrôle et de réalisation des infrastructures nationales en concertation avec les ministères ;
  • suivi et contrôle de l’exploitation des infrastructures aéroportuaires et fluviales ;
  • suivi et contrôle des transports routiers, aériens et fluviaux ;
  • étude, suivi et maîtrise de l’ouverture d’autres axes de transports.

Le Ministre des Infrastructures est assisté d’un Secrétaire d’Etat Chargé des Transports.

Article 14 : Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publiqueest chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière d’administration du territoire et de sécurité publique et d’immigration.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • organisation et gestion des circonscriptions administratives par l’intermédiaire des autorités administratives, traditionnelles et coutumières dont il dirige, coordonne et contrôle les activités ; ,
  • tutelle des collectivités territoriales décentralisées ;
  • application des lois et règlements relatifs aux droits civiques et à l’exercice des libertés publiques ;
  • reconnaissance et suivi des associations politiques ou apolitiques, confessionnelles ou laïques, à but non lucratif, dans le cadre des lois et règlements en vigueur ;
  • organisation de l’état civil
  • application  de  la  réglementation  relative aux inhumations, exhumations et transfert des restes mortels ;
  • collecte et exploitation de toutes les informations se rapportant à la mission générale d’administration du territoire ;
  • coordination des actions de prévention, de sensibilisation des populations et de secours en cas de calamités et de catastrophes naturelles en relation avec les départements ministériels
  • conservation des imprimés et actes soumis au dépôt légal et contrôle de l’application de la réglementation ;
  • accueil et réinsertion des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées ;
  • sécurité publique ;
  • renseignements généraux nécessaires à l’information du Gouvernement ;
  • surveillance du territoire ;
  • contrôle de la circulation intérieure et transfrontalière des personnes ;
  • délivrance de la carte nationale d’identité, passeports ordinaires, des visas ordinaires d’entrée et de sortie ainsi-que des cartes de séjour ;
  • suivi et contrôle du séjour des étrangers sur le territoire national ;
  • police économique et financière ;
  • police des stupéfiants et des mœurs et lutte i la criminalité organisée, la grande délinquance et la drogue ;
  • police générale et autorisation d’importation d’achat d’armes et de munitions, de détention et de  port d’armes ;
  • police judiciaire et Interpol ;
  • maîtrise des flux migratoires.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique  est assisté dans ses fonctions d’un Secrétaire d’Etat chargé de la Sécurité Publique.

Article 15 : Le Ministre de l’Environnement, l’Eau et des Ressources Halieutiquesest chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement  en matière d’environnement,  d’Eau  et des Ressources Halieutiques.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • restauration et sauvegarde de l’environnement ;
  • protection de l’environnement et développement de toute action visant à générer les ressources naturelles renouvelables ;
  • coordination des activités en matière de lutte contre la désertification ;
  • initiation, coordination, réglementation et suivi de la politique, de la réglementation et des actions liées àla gestion des ressources forestières, fauniqueset halieutiques ;
  • suivi de la politique des forets, de la faune et des ressources halieutiques ;
  • constitution, classement, conservation, aménagement et gestion du patrimoine forestier national ;
  • développement de l’apiculture ;
  • mise en œuvre et suivi de la réglementation en matière de chasse et de ses produits ;
  • étude de l’impact des aménagements hydrauliques sur l’environnement ;
  • initiation et coordination des études relatives aux ressources en eau souterraine et de surface
  • évaluation du potentiel des ressources en eau et établissement d’une carte d’hydrogéologie ;
  • élaboration des textes relatifs à la définition et àla standardisation des ouvrages et équipements hydrauliques et hydrogéologiques ;
  • agrément, contrôle technique et méthodologique dos opérations d’assainissement en relation avec les autres départements ministériels concernés ;
  • initiation et coordination des activités dans les domaines de la météorologie et de la climatologie ;
  • développement de la pisciculture et de l’aquaculture ;
  • développement de l’exploitation de la spiruline ;
  • réglernentation de la pêche ;
  • mise en place d’une base de données et d’un système d’échange et de diffusion des données en matière d’environnement, d’eau et des ressources halieutiques ;
  • mise en application de la réglementation nationale, des accords, des protocoles et conventions régionaux et internationaux relatifs à la gestion de l’environnement, de l’eau et des ressources halieutiques ;
  • mise en œuvre et suivi de la politique de gestion intégrée et rationnelle des ressources en eau
  • conception d’ouvrages en matière d’hydraulique urbaine, villageoise et pastorale ;
  • mise en œuvre et suivi de la politique en matière d’assainissement ;
  • assistance et contrôle de la réalisation des aménagements hydrauliques par des tiers ;
  • élaboration et mise en application de la législation en matière d’eau et d’assainissement ;
  • suivi de la maintenance des ouvrages hydrauliques ;

Le Ministre de l’Environnement, de l’Eau et des Ressources Halieutiques   est  assisté   dans ses fonctions d’un    Secrétaire  d’Etat  chargé de  l’Hydraulique Villageoise et Pastorale.

Article 16 : Le Ministre des Finances et du Budget est chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière monétaire, financière et budgétaire.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • gestion de la politique économique, monétaire et financière ;
  • gestion de la politique budgétaire ;
  • définition et application de la politique monétaire ;
  • prévision, élaboration et exécution du budget général de l’Etat ;
  • organisation et contrôle de la comptabilité publique et du trésor, des impôts et taxes, des douanes et des domaines ;
  • exercice de la tutelle financière sur tous les établissements publics nationaux, les sociétés d’Etat, les entreprises à participation publique et les collectivités territoriales décentralisées ;
  • approbation des marchés publics et des baux devant être passés par l’Etat conformément au seuil déterminé par le code des marches publics et les textes subséquents ;
  • toutes autres actions conférées par la législation en vigueur ;
  • encadrement et suivi de la micro finance ;
  • élaboration du cadrage budgétaire ;
  • préparation et élaboration du budget général de l’Etat ;
  • exécution et suivi de l’exécution du budget général de l’Etat ;
  • gestion de la dette publique intérieure et extérieure ;
  • suivi de la consolidation des finances publiques en se basant sur l’efficacité de la gestion financière du Gouvernement et de la rationalisation.

Le Ministre des finances et du Budget est assisté dans ses fonctions d’un Secrétaire d’Etat chargé du Budget.

Article 17 : Le Ministre de l’Economie et du Plan est chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière économique, de recherche et mobilisation des ressources, de micro finance et de lutte contre la Pauvreté.

À cetitre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • réalisation du cadrage macro-économique et macro financier ;
  • élaboration et suivi des tableaux économiques ainsi que de tous autres instruments améliorant l’information et la prévision macro économique en collaboration avec les ministères concernés ;
  • traduction des orientations stratégiques du Gouvernement en plans et programmes de développement ;
  • élaboration, et coordination de la mise en œuvre des programmes et stratégies de développement ;
  • promotion du partenariat entre le secteur public, privé et les organisations de la société civile ;
  • coordination de la mise en œuvre des programmes de renforcement des capacités nationales ;
  • définition et mise en œuvre des programmes et stratégies de réinsertion économique et sociale des militaires démobilisés ;
  • réalisation d’un programme national de déminage humanitaire et de dépollution ;
  • coordination   entre   les   autres   départements Ministériels et les partenaires au développement en liaison avec le Ministère des Relations Extérieures ;
  • coordination des relations avec les organismes de financement bilatéraux et multilatéraux et les ONG, en collaboration avec le Ministère des Relations Extérieures et le  Ministère des  Finances et du Budget ;
  • négociation  et  signature des  accords et conventions  concernant tous les financements extérieurs et portant sur la coopération économique, technique, et financière  dont bénéficie l’Etat, les établissements publics nationaux et les sociétés d’Etat;
  • préparation et organisation en collaboration avec le   Ministère   des   Relations   Extérieures,   et   les départements  ministériels  concernés,  des tables rondes et autres concertations des bailleurs de fonds sur le développement du Tchad ;
  • élaboration et coordination de la mise en œuvre de la politique de population et des ressources humaines ;
  • définition et suivi de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté ainsi que de toutes actions concourant au développement humain ;
  • évaluation de l’impact socio-économique des programmes et projets de développement ;
  • définition de la politique de programmation et de financement  des investissements    publics  en collaboration avec le Ministère des Infrastructures et le Ministère des Finances et du Budget ;
  • définition et coordination de la mise en œuvre de programmes et stratégies de promotion du secteur privé ;
  • coordination des financements extérieurs ;
  • élaboration des programmes d’investissement publics ;
  • élaboration et mise en œuvre de la stratégie do développement de la micro finance en collaboration avec les ministères concernés ;
  • mise en place dune centrale de risques commune aux établissements de Micro finance ;
  • contribution à information, à la sensibilisation et à la formation des bénéficiaires des micro crédits ;

Le Ministre de l’Economie et du Plan est assisté dans ses fonctions d’un Secrétaire d’Etat chargé la Micro Finance et de la Lutte contre la Pauvreté,

Article 18 : Le Ministre de l’ Elevage et des Ressources Animalesest chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la , politique nationale de développement de l’élevage et des ressources animales.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • élaboration, application et contrôle de la législation et de la réglementation spécifique à l’élevage ;
  • élaboration et mise en œuvre de la stratégie retenue par le Gouvernement pour améliorer l’exploitation et le développement des ressourcesanimales ;
  • conception, mise en œuvre et suivi de la politique du Gouvernement en matière de  formation l’élevage en collaboration avec les ministères concernés ;
  • promotion  et encadrement  des  mouvements coopératifs et associatifs  des éleveurs   et  des organisations des professionnels de l’élevage ;
  • promotion de l’élevage tchadien et prospection des marchés pour les produits d’élevage avec les autres institutions et/ou organismes concernés ;
  • aménagement des zones pastorales en relation avec  les autres  institutions  et/ ou organismes concernés ;
  • choix des sites d’implantation et gestion des ouvrages d’hydraulique pastorale ;
  • accroissement de la production fourragère pour l’amélioration de l’alimentation du bétail ;
  • participation à la lutte contre la désertification ;
  • promotion des industries des sous-produits de l’élevage en relation avec les institutions concernées ;
  • promotion des fermes d’élevage privées et publiques ;
  • renforcement quantitatif et qualitatif  des infrastructures de l’élevage et service de la santé animale ;
  • contrôle et certification de la qualité des produits d’origine animale ;
  • promotion et développement de la recherche vétérinaire et zootech nique ;
  • coordination de toutes les interventions des partenaires en matière d’élevage.

Article 19 : Le Ministre de la Santé Publique est chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière de santé.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • renforcement et intensification de l’information, de l’éducation et de la communication en matière de santé ;
  • développement des ressources humaines par la formation initiale et continue ;
  • surveillance de l’hygiène publique, prévention et lutte contre les grandes endémies ;
  • protection de la santé de la mère et de l’enfant ;
  • création, suivi et contrôle du fonctionnement de toutes les formations sanitaires et pharmaceutiques publiques et privées ;
  • organisation et promotion de la médecine traditionnelle et de la pharmacopée ;
  • réglementation et contrôle de la médecine du travail et du sport ;
  • encouragement de la population à la participation aux activités des services de santé et à leur gestion;
  • développement de la couverture sanitaire sur l’ensemble du territoire national ;
  • réglementation de la vente des médicaments.

Le Ministre de la Santé Publique est assisté dans ses fonctions d’un Secrétaire d’Etat chargé des Formations Sanitaires.

Article 20 : Le Ministre de l’Education Nationale est chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière des enseignements fondamental, normal, secondaires général, technique et professionnel.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • suivi pédagogique des établissements préscolaires ;
  • collecte et traitement des données statistiques relatives à renseignement préscolaire ;
  • mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’enseignements fondamental, normal, secondaires général, technique et professionnel ;
  • élaboration et suivi de la mise en œuvre de la carte scolaire ;
  • conception, planification et évaluation des enseignements ;
  • gestion prévisionnelle de l’implantation des établissements publics d’enseignements fondamental, normal, secondaires général, technique et professionnel ;
  • organisation, suivi et contrôle  de la gestion administrative et  pédagogique des structures d’enseignements public et privé ;
  • organisation   des   examens   scolaires,  professionnels, pédagogiques et délivrance des diplômes ;
  • élaboration, production et diffusion des documents, manuels et autres matériels didactiques
  • promotion des écoles nomades ;
  • mise en place des structures nécessaires à l’épanouissement de l’enseignement bilingue ;
  • recensement, codification et transcription des langues nationales ;
  • élaboration des rapports périodiques sur l’état de l’alphabétisation, de l’éducation de base non formelle et de la promotion des langues nationales ;
  • création des structures nécessaires à la promotion de la scolarisation des filles ;
  • formation professionnelle de niveau moyen ;
  • élaboration et suivi de la mise en œuvre et suivi de la stratégie nationale d’élimination de l’analphabétisme  coordination   des   activités   d’alphabétisation  et de formation des jeunes  et  des adultes ;
  • conception, production et diffusion des documents d’alphabétisation ;
  • coordination des activités d’alphabétisation sur l’ensemble du territoire national
  • conception et diffusion des messages éducatifs destinés aux jeunes déscolarisés et aux adultes ;

Le Ministre de l’Education Nationale est assisté dans ses fonctions par un Secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement de base.

Article 21 : Le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de laFormation Professionnelleest chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière d’enseignement public et privé supérieur, de recherche scientifique et de la formation professionnelle.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • conception, mise en œuvre suivi de la politique, du Gouvernement en Matière d’enseignement supérieur ;
  • organisation de l’enseignement supérieur ;
  • planification et évaluation des enseignements du supérieur ;
  • gestion prévisionnelle de l’implantation des établissements publics et privés d’enseignement supérieur ;
  • gestion des bourses d’études et de stages ;
  • suivi et contrôle de la gestion administrative et pédagogique des structures d’enseignement ;
  • organisation des examens, concours professionnels et pédagogiques de l’enseignement supérieur ;
  • attribution des titres et grades dans l’enseignement supérieur ;
  • élaboration, coordination, mise en œuvre et contrôle des programmes et des opérations de recherches scientifique et technique ;
  • valorisation, en relation avec les autres départements ministériels concernés des résultats de la recherche scientifique, technique et technologique ;
  • conception et mise en œuvre d’une politique de formation,    d’insertion    et    de    promotion  des chercheurs dans toutes les disciplines ;
  • publication de toutes les informations relatives au progrès scientifique, technique et technologique ;
  • promotion de l’utilisation des nouvelles technologies en matière d’enseignement supérieur ;
  • protection du patrimoine scientifique national.

Article   22 : Le   Ministre  de   l’Agriculture est chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière agricole.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • élaboration et suivi de la mise en œuvre de la législation agricole, du contrôle phytosanitaire et de  conformité des produits agricoles ;
  • lutte contre les prédateurs des cultures ;
  • gestion et réalisation des grands aménagements hydro agricoles ;
  • recherche agronomique et production semencière ;
  • développement du  machinisme agricole, mise au point de matériels adaptés et fourniture d’intrants;
  • recherche et mise au point de techniques de transformation  et  de  conservation  des  produits agricoles ;
  • modernisation, organisation et encadrement des structures de production agricole ;
  • promotion et développement du mouvement coopératif et associatif dans le secteur agricole ;
  • conservation et restauration des sols ;
  • promotion des agriculteurs et formation de la population active agricole ;
  • collecte et diffusion de l’information sur les marchés agricoles ;
  • évaluation de la situation alimentaire ;
  • gestion des stocks publics de sécurité alimentaires ;
  • collecte et diffusion des statistiques agricoles ;
  • participation à l’organisation des secours d’urgence.

Le Ministre de l’Agriculture est assisté dans ses fonctions d’un Secrétaire d’Etat chargé de la Formation Professionnelle et de la Sécurité Alimentaire.

Article 23 : Le Ministre des Mines et de l’Energie est chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière de développement minier et énergétique.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • élaboration, mise en œuvre et suivi, en collaboration avec les Ministères concernés, de la politique nationale de recherche géologique et minière et contrôle de son exécution ;
  • promotion,  coordination,  contrôle et suivi  des activités relatives à la recherche, à la mise en valeur et à l’utilisation des ressources minières ;
  • collecte et diffusion de la documentation technique relative à l’industrie minière ;
  • négociation des conventions d’investissement entre l’Etat et les entreprises minières ;
  • élaboration et application d’une politique de développement des substances minières ;
  • élaboration et application de la législation et de la réglementation en matière de recherche, de production, d’approvisionnement et de distribution des produits énergétiques ;
  • contrôle de la production, de l’approvisionnement et de la distribution des produits énergétiques ;
  • contrôle de la production, de l’approvisionnement et de la distribution des énergies conventionnelles en relation avec le Ministre de l’Environnement et de l’Eau ;
  • promotion des énergies nouvelles et renouvelables ;
  • exploitation des potentialités énergétiques nationales ;
  • promotion du gaz domestique sur toute l’étendue du territoire national ;
  • exploitation des potentialités énergétiques nationales sous toutes les formes.

Article 24 : Le Ministre du Pétrole est chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement dans le domaine des hydrocarbures.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • organisation, recherche et contrôle sur le plan technique et administratif de toutes les activités pétrolières ;
  • supervision, orientation, coordination et contrôle des travaux de recherche pétrolière et des activités relevant de son domaine, notamment la production, le  transport  et  le  stockage,   le  raffinage  et  la distribution des hydrocarbures liquides et gazeux ;
  • constitution d’une banque de données en matière d’hydrocarbures ;
  • élaboration, réactualisation et diffusion des textes relatifs à la législation et à la fiscalité des hydrocarbures et  assurer  leur application en collaboration avec les  départements  ministériels concernés.

Article 25 : Le Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat est chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière d’aménagement ,du territoire, d’urbanisme et d’habitat.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • formulation et .mise en œuvre de la politique nationale   d’aménagement   du   territoire   et  de développement régional ;
  • élaboration,  suivi  et évaluation  d’un  schéma national et des schémas régionaux d’aménagement du territoire ;
  • conception et mise en œuvre des méthodes de planification   régionale  permettant  d’associer  les organes régionaux et les populations à la définition des politiques sectorielles de développement ;
  • appui  aux  collectivités territoriales  dans l’élaboration de leurs programmes et projets de développement ;
  • élaboration et mise en œuvre de la politique nationale de l’habitat définie par le Gouvernement ;
  • élaboration et diffusion, en collaboration avec les ministères   concernés,   des   textes   relatifs   aux professions d’architecte, de promoteur immobilier, des  bureaux  d’études,  d’ingénieurs conseil ;
  • assistance aux collectivités locales en matière d’habitat ;
  • élaboration et mise en œuvre de la législation foncière   en collaboration avec les  ministères concernés ;
  • production, mise à jour et conservation des cartes, plans topographiques et cadastraux ainsi que des données de base nécessaires à la confection du fichier foncier ;
  • centralisation de toutes les données relatives à la production, aux attributions et à l’exploitation de terrains
  • élaboration et suivi des normes de constructions civiles ;
  • planification et maîtrise du développement des centres urbains ;
  • aménagement et gestion de l’espace urbain et rural ;
  • définition des niveaux de viabilisation suivant les types de quartier ;
  • élaboration et suivi des documents d’aménagement urbain et d’urbanisme.

Article 26 : Le Ministre de l’Action Sociale, de la Solidarité Nationale et de la Famille est chargé de la conception, de la coordination, du suivi, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en  matière, sociale  et de la famille.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • promotion sociale de la famille, de l’enfance, de la jeunesse et des personnes âgées, handicapées, inadaptées et défavorisées   promotion sociale des individus,  des  populations,   des familles  et des groupes vulnérables ;
  • proposition de mesures sociales en faveur des personnes défavorisées et des inadaptés sociaux ;
  • création, gestion et contrôle des établissements préscolaires, des centres sociaux, des centres de rééducation des enfants inadaptés sociaux et des centres  de   réhabilitation   des   personnes  handicapées ;
  • élaboration et mise en œuvre, en collaboration avec les Ministères  techniques concernés des programmes d’éducation  et  de formation  des femmes en milieu urbain et rural ;
  • proposition de mesures de protection sociale en faveur des femmes ;
  • organisation des secours lors des sinistres et calamités naturelles en concertation avec les autres ministères concernés ;
  • élaboration et suivi de l’application de la réglementation en matière d’action sociale et de la famille ;
  • développement des actions de renforcement de la solidarité nationale ;
  • organisation de la solidarité nationale ;
  • participation à la mise en œuvre des politiques et des mesures relatives à l’aide et à l’accès au logement  social en faveur-dés populations défavorisées ;  ,
  • contribution à la promotion sociale des personnes âgées, handicapées ou sans soutien social ou familial en collaboration avec les ministères concernés ;
  • promotion de l’accès à l’emploi et de l’égalité des chances en collaboration avec les ministères concernés.

Article 27 : Le Ministre Chargé des Droits do l’Homme et de la Promotion des Libertés est chargé de la conception, du suivi et de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière des droits de l’homme.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • représentation et défense des positions du Gouvernement dans les questions de droits du l’homme ;
  • promotion des libertés ;
  • protection et défense des droits de l’homme ;
  • suivi des activités des associations de droits de l’homme ;
  • coordination et suivi des activités de la Commission Nationale des droits de l’homme ;
  • élaboration et suivi de la mise en œuvre des instruments internationaux en matière de droits de l’homme.

Article 28 : Le Ministre de la Fonction Publique et du Travailest chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière de fonction publique, de .travail et de protection sociale, d’emploi et de modernisation de l’administration.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • recrutement des personnels civils des administrations de l’Etat en relation avec les autres départements ;
  • application des textes relatifs à la gestion des personnels de l’Etat ;
  • formation et perfectionnement des personnels de l’Etat ;
  • coordination des activités de tous les services de gestion  des personnels des administrations de l’Etat ;
  • mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de promotion sociale des travailleurs des secteurs public et privé ;
  • conception; élaboration, interprétation et révision des textes législatifs et réglementaires relatifs au travail et contrôle de leur application ;
  • contrôle, animation et suivi des cadres réglementaires en matière de négociation, de conciliation et d’arbitrage dans les conflits  de travail ;
  • conception, interprétation et révision des textes législatifs et réglementaires relatifs à la protection des travailleurs salariés et de leurs familles ;
  • mise en œuvre et contrôle de l’application des normes en matière de sécurité sociale, de santé du travail et d’hygiène professionnelle ;
  • suivi en relation avec le Ministère des Relations Extérieures, des rapports de l’Etat avec les organisations et associations  internationales  du travail ;
  • initiation et organisation des concertations et des échanges avec les partenaires sociaux sur toutes les questions relatives aux problèmes de l’emploi, du travail et de la sécurité sociale en tant que de besoin ;
  • élaboration, mise en œuvre et suivi de la politique nationale en matière d’emploi et de lutte contre le chômage ;
  • participation à l’élaboration, à la mise en œuvre et /ou suivi de la politique nationale en matière de formation    professionnelle, initiale, continue et d’apprentissage tant dans les secteurs public que privé ;
  • organisation et suivi de l’emploi dans le secteur Informel ;
  • amélioration de l’information du public sur les opportunités-démarche de travail ;
  • suivi et mise en œuvre de la réforme de l’Administration publique ;
  • promotion de la modernisation de l’administration del’Etat, notamment dans les domaines structurel, organisationnel, procédurier et instrumentaire ;
  • établissement et suivi des cadres organiques par la conception d’un système de gestion prévisionnelle, intégrée des structures, des emplois et des effectifs ;
  • promotion de la formation et du perfectionnement des personnels de l’Etat.

Article 29 : Le  Ministre des  Postes et des Technologies de    l’Information et de laCommunicationest chargé de la conception, de coordination, de la mise en œuvre et du suivi de politique du Gouvernement en matière de poste des  technologies de  l’information et de la communication.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • définition, mise en œuvre et suivi d’une politique de promotion des techniques de communication permettant au Tchad de bénéficier de l’autoroute de l’information ;
  • couverture du territoire national en matière de télécommunication permettant  aux différentes localités du Tchad de communiquer entre elles avec l’extérieur ;
  • réhabilitation, développement et modernisation de la poste permettant à celle-ci d’assurer un servie optimal à la population tchadienne ;
  • régulation des télécommunications ;
  • réglementation de la téléphonie mobile ;
  • promotion des nouvelles technologies de la communication ;
  • développement de la poste et des services financiers postaux ;
  • réglementation des services financiers postaux.

Article 30 : Le Ministre du Commerce et de l’Industrieest chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de I; politique du Gouvernement en matière de Commerce et d’industrie,

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • élaboration, mise en œuvre et suivi du code des investissements ;
  • agrément des entreprises ;
  • contribution à la politique promotion des petites et moyennes entreprises ainsi que des entreprises industrielles ;
  • promotion des produits tchadiens ;
  • application de la politique des prix ;
  • élaboration et application de la politique en matière d’instruments des mesures ;
  • de contrôle de qualité et de normes ;
  • élaboration et mise œuvre des stratégies de commercialisation des matières premières agricoles, halieutiques et animales destinées à l’exportation ;
  • réglementation de la concurrence ;
  • négociation et suivi des accords internationaux sur les produits de base en rapport avec le Ministère de l’Economie et du Plan ;
  • participation aux rencontres des organisations internationales  et intergouvernementales  sur les produits de base ;
  • élaboration, diffusion et suivi de la balance commerciale  et de l’information  économique en relation avec les ministères et les institutions concernés ;
  • promotion du mouvement associatif et coopératif.

Article 31 : Le Ministre Chargé du Contrôle Général d’Etat et de la Moralisationa pour mission d’assurer le contrôle général, l’inspection et le suivi des activités dans les administrations publiques, les Associations ou Institutions privées bénéficiant d’aides ou de subventions de l’Etat, ainsi que de la moralisation de la vie publique.

En outre, il est chargé du contentieux à caractère économique et financier opposant l’Etat à ses agents et à des particuliers à l’occasion de la passation de marchés publics et autres contrats à incidence économique et financière. Il est chargé de la poursuite des crimes économiques.

À ce titre, il a le pouvoir de vérification et de contrôle des actions suivantes :

  • organisation et fonctionnement des services publics ;
  • gestion et contrôle des résultats financiers (comptabilité des matières et des deniers publics) des établissements publics, et  des personnes morales de droit privé bénéficiant des fonds publics ;
  • vérification de la régularité des procédures de passation et d’exécution des Marchés publics ;
  • exécution scrupuleuse du budget des services publics dans le but de déceler les erreurs, irrégularités, dilapidations, détournements, malversations commises par les agents au détriment de l’Etat ou des collectivités publiques ;
  • vérification de l’évolution et de l’exécution de la masse budgétaire7 sur l’ensemble du territoire national et les missions diplomatiques du Tchad à l’étranger;
  • gestion des ressources humaines et financières dans les différents départements ministériels
  • vérification de la régularité et de la conformité de la gestion des collectivités territoriales décentralisées
  • inspection et le contrôle systématiques et exhaustifs des services civils et militaires, programmes, projets et établissements publics, associations ou tout organisme privé bénéficiant du concours financier de l’Etat ;
  • réalisation du contrôle physique et des audits financiers et comptables des régies, programmes et projets
  • suivi des commandes faites par les administrateurs de crédits sur le budget de l’Etat ;
  • proposition, en cas de nécessités, des mesures d’ordre général ou individuel visant à améliorer le rendement et l’efficacité des services de l’Etat, ainsi que des mesures conservatoires pour sauvegarder l’intérêt général
  • conception des programmes de moralisation de la vie publique et leur mise en œuvre ;
  • constatation des insuffisances, carences, fautes professionnelles, abus de pouvoir et autres comportements répréhensibles dont seraient coupables les agents de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions ;
  • détection des causes liées à la faiblesse des contrôles internes ;
  • mise en place des différents corps de contrôle et d’inspection ;
  • application systématique des normes et diligences professionnelles d’audit dans les administrations publiques et parapubliques ;
  • contrôle du respect de la déontologie, de la hiérarchie et des principes d’égalité et de continu des services publics ;
  • suivi de l’application des instructions consécutives aux contrôles effectués ;
  • exercice du contrôle a posteriori et, en tant que de besoin, des contrôles inopinés ;
  • défense des intérêts de l’Etat et l’exercice des recours en justice en cas de détournement des biens et deniers publics ainsi que d’autres délits de nature économique et financière.

Article 32 : Le Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sportsest chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du Gouvernement en matière de culture, d’art, de jeunesse et de sports.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • promotion de la création littéraire et artistique, et des traditions populaires ;
  • coordination et diffusion de la production artistique et culturelle ;
  • mise en valeur, en collaboration avec les Ministères concernés, du  patrimoine culturel national ;
  • échanges internationaux en matière culturelle, en collaboration  avec  les  ministères concernés ;
  • suivi de la production cinématographique, des enregistrements sonores et des publicités ;
  • promotion de la production et de la gestion cinématographique ;
  • suivi de la gestion des musées ;
  • protection et promotion du patrimoine culturel national ;
  • gestion des archives nationales en relation avec le Secrétariat Général du Gouvernement ;
  • contrôle et suivi des vidéo clubs en collaboration avec les autres ministères ;
  • promotion des industries culturelles ;
  • promotion du livre et de la lecture ;
  • promotion de la formation et de l’assistance technique et financière des acteurs et animateurs du monde de la culture ;
  • contrôle de la qualité des productions artistiques et
  • éducation, animation et promotion de la jeunesse ;
  • réglementation et suivi des mouvements et organisations de la jeunesse ;
  • promotion de la pratique des sports ;
  • contrôle et suivi des fédérations et associations sportives ;
  • réglementation des sports civils et scolaires.

Article 33 : Le Ministre du développement touristique et de l’artisanatest chargé de la conception, de la coordination, de la mise en œuvre et du suivi de la politique du gouvernement en matière de tourisme et de l’Artisanat.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • développement du tourisme ;
  • vulgarisation du code mondial d’éthique de tourisme ;
  • mise en œuvre et suivi de la politique nationale dans le domaine du tourisme en vue de promouvoir le développement économique et social ;
  • établissement d’un inventaire de toutes les potentialités touristiques Nationales et leur mise en valeur ;
  • valorisation des ressources touristiques nationales notamment des parcs nationaux et réserves de faune et des zones cynégétiques en collaboration avec les autres départements ministériels concernés ;
  • incitation et soutien aux initiatives privées dans le domaine du tourisme et de l’hôtellerie ;
  • suivi et contrôle des entreprises touristiques et hôtelières ;
  • mise en application effective de la réglementation en matière d’hébergement, de restauration et de tourisme ;
  • élaboration des stratégies de promotion du secteur de l’artisanat, par branche et par filière ;
  • réglementation du secteur de l’artisanat ;
  • organisation et encadrement des artisans en relation avec le Ministère chargé de l’emploi ;
  • recherche de financements au profit des artisans ;
  • promotion du mouvement associatif et coopératif dans le domaine artisanal.

Article 34 : le Ministre Délégué auprès di Premier Ministre, Chargé de la Décentralisation est chargé de la conception et du suivi de lapolitique du Gouvernement en matière de  décentralisation.

À ce titre, il a la responsabilité des actions suivantes :

  • conception des stratégies pour la mise en place des collectivités territoriales décentralisées que sont les communautés  rurales, les communes, les départements et les régions ;
  • étude et proposition d’une clé de répartition des compétences et des ressources entre l’Etat et les collectivités territoriales décentralisées ;
  • promotion de la décentralisation par  la sensibilisation  en vue  de la   mobilisation   des populations à la base ;
  • formation et perfectionnement des acteurs impliqués dans le processus de décentralisation.

Article 35 : Le Ministre secrétaire général du gouvernement, Chargé des Relations avec l’Assemblée Nationale est chargé, sous l’autorité directe du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d’assurer l’efficacité et la continuité de l’administration.

À ce titre il a la responsabilité des actions suivantes,  en  collaboration  avec  les  Ministères concernés :

  • contrôle  de  tous les textes  législatifs,  réglementaires et conventions soumis à la signature du Président de la République ;
  • contrôle de tous les textes réglementaires et conventions soumis à la signature du Premier Ministre ;
  • contrôle de tous les textes de portée générale ;
  • vérification de la conformité et de la légalité des textes ;
  • apposition de son visa sur tous les  textes réglementaires à l’exception de ceux pris en application de l’article 91 de la Constitution ainsi que dans le cadre de l’organisation interne des ministères ;
  • contrôle et régulation des procédures de passation des marchés publics ;
  • visa et enregistrement des contrats de marchés publics passés au nom de l’Etat par les départements ministériels et autres institutions publiques ;
  • représentation du Gouvernement au  sein des conseils d’administration  des sociétés d’Etat,  ou sociétés d’économie mixte ;
  • centralisation, préparation, mise en forme des dossiers   soumis au Conseil des Ministres : élaboration  des  ordres  du  jour, envoi des convocations,  mise  en  forme  des décisions  du Conseil des Ministres et notification de décisions du Conseil des ministres ;
  • participation aux comités et commissions interministériels ;
  • centralisation des archives gouvernementales en relation avec le Ministère chargé de la culture ;
  • confection du Journal officiel ;
  • enregistrement au journal officiel des textes législatifs et réglementaires, conventions et accords internationaux ;
  • publication et diffusion des lois et règlements ainsi que des décisions du  Conseil Constitutionnel relatives aux élections et des procès verbaux des  débats de l’Assemblée Nationale au Journal Officiel de la République ;
  • centralisation de toutes les questions relatives à la constitution  du  parc automobile  de  l’Etat,  à la  répartition  et au  contrôle  de  l’utilisation des  véhicules administratifs ;
  • gestion et entretien des bâtiments administratifs,
  • étude, traitement et suivi judiciaire des dossiers litigieux dans lesquels l’Etat est cité à comparaître devant les tribunaux ;
  • représentation de l’Etat et défense de ses intérêts devant les juridictions à l’exception des affaires relatives   aux  crimes  et  délits   économiques et financiers ;
  • liaison entre les départements ministériels ;
  • communication du calendrier de passage des ministres devant les commissions de l’Assemblée Nationale ;
  • coordination des relations du gouvernement avec l’Assemblée Nationale ;
  • transmission des interpellations ;
  • transmission aux Ministères concernés des questions écrites ou orales ;
  • représentation du gouvernement à la conférence des Présidents des Commissions de l’Assemblée nationale et suivi du déroulement des sessions parlementaires ;
  • participation à la défense des projets de loi en collaboration avec les ministres concernés.

Le Ministre Secrétaire général du chargé des relations avec l’Assemblée nationale  est assisté dans ses fonctions d’un Secrétaire général adjoint du gouvernement.

Article 36 : Les Secrétaires d’Etat assurent l’intérim en cas d’absence des ministres.

Article 37: Le présent décret, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, notamment décret n° 780/PR/PM/2008 du 24 juin 2008, portant structure générale du gouvernement et attributions de ses membres, prend effet pour compter de la date de sa signature,sera enregistré et publié au Journal officiel de la République