Arrêté interministériel concernant le devis technique général applicable au Tchad pour les travaux de bâtiments
Arrêté
Chapitre premier: Généralité
Article 1: Textes de références.
Tous les marchés relatifs à l’exécution des travaux neufs ou de grosses réparations des bâtiments administratifs sont soumis aux textes ci-après, à moins de dispositions contraires du devis technique particulier :
- le présent devis technique général, et en l’absence de réglementation particulière au Tchad, aux textes en vigueur dans la République française ;
- les dispositions du cahier des prescriptions communes pour les travaux dépendant de l’administration des ponts et chaussées ;
- CJ les règles d’utilisation du béton armé, applicables aux travaux dépendant du ministère de la reconstruction et de 1 urbanisme (règles BA 45) ;
- les règles définissant les effets de la neige et du vent sur les constructions, applicables aux travaux dépendant du ministère de la reconstruction et de l’urbanisme (règles NV 46) sous réserve des prescriptions de l’article 4 ci-après.
En l’absence d’indication particulière, les qualités requises par les différents matériels entrant dans la composition des Ouvrages, ainsi que la mise en œuvre de ces matériaux, sont celles fixées par les normes françaises éditées par l’association
Française de normalisation (AFNOR).
Il Pourra être fait dérogation à l’application des règles édictées par les documents ci-dessus pour certains matériaux d’extraction ou de fabrication locale qui devront recevoir l’agrément de l’ingénieur, notamment :
Les briques :
La chaux ;
Les sables et graviers de rivière.
Article 2: Conduite et qualité des travaux, conformité.
L’entrepreneur devra exécuter tous les travaux nécessaires à la perfection de l’ouvrage de manière que celui-ci, par rapport à l’état actuel des connaissances, présente tous les éléments de stabilité et de durée ainsi que toutes les conditions d’achèvement nécessaires et qu’il soit, en tous points, conforme à l’art de bâtir et aux règles de sa profession.
Au cours des travaux, l’entrepreneur sera tenu d’appeler l’attention de l’ingénieur sur toute erreur, omission ou obscurité contenue dans les ordres reçus, sur les vices ou malfaçons qui pourraient en résulter, soit pour ses propres travaux, soit pour ceux des autres corps d’État.
Article 3: Etudes et détails d’exécution
L’administration établira et remettra à l’entrepreneur, en temps utile, tous documents écrits ou figurés nécessaires à la détermination des édifices, ouvrages annexes et constructions de toute nature faisant partie de l’entreprise. L’entrepreneur devra examiner avec le plus grand soin ces documents et se rendre personnellement compte de l’état des lieux où les travaux doivent être exécutés. Il est tenu de signaler par écrit à l’ingénieur toutes erreurs, omissions ou obscurités contenues dans les documents à lui remis par l’administration, ainsi que toutes difficultés prévisibles à lui suggérées par l’examen des plans d’implantation, plans et devis descriptifs des ouvrages a construire et du terrain où les ouvrages doivent être exécutés. L’entrepreneur disposera à cet effet d’un délai de quinze jours qui courra soit à partir de la remise des documents incriminés, soit à partir de la remise du terrain si celle-ci est postérieure à la remise des documents. Passé ce délai, aucune réclamation ne sera plus admise et l’entrepreneur devra remédier à ses frais, conformément aux indications de l’ingénieur, uux erreurs et imprécisions des documents de l’administration non signalées dans les délais impartis.
L’entrepreneur devra provoquer, avant la mise en route et au cours des travaux, la remise par l’ingénieur de tous documents écrits ou figurés, qui s’avéreraient nécessaires à la détermination des ouvrages dans le cadre du projet établi par l’administration. 11 devra également proposer à l’ingénieur, on temps utile, toutes modifications aux dispositions du projet ou aux ordres donnés qui seraient de nature à améliorer la qualité des travaux de sa profession ou de l’ensemble du bâtiment.
L’entrepreneur devra aussitôt après la signature du marché, effectuer toutes les études de détail relevant de sa profession qui ne figureraient pas dans les pièces à lui remises (ou devant lui être remises) par l’administration. Dans le cadre de cette obligation, l’entrepreneur pourra être amené notamment à préciser les détails d’exécution des parties d’ouvrages suivantes :
- fondations ;
- béton armé ;
- charpente ;
- ossature des plafonds ;
- alimentation en eaux ;
- évacuation des eaux usées.
Pour les fondations, l’entrepreneur devra fournir, lorsque leur étude est laissée à sa charge : les profondeurs choisies l’exécution des fouilles, l’empattement des appuis et les calculs justificatifs basés sur le taux de travail à admettre pour le solde fondation.
En application de l’article 10-3-d du décret n° 37/TP du 8 juillet 1959, les documents traduisant les études de détail laissées à la charge de l’entrepreneur seront soumis à l’ingénieur en temps utile et sauf prescriptions contraires du devis technique particulier, au moins vingt jours francs avant la mise en chantier. La première remise de documents sera accompagnée d’une note de calculs sommaire de l’ensemble de l’ouvrage.
L’ingénieur fera connaître son accord ou ses observations dans un délai de vingt jours à compter de la date de la remise des documents. Un exemplaire des documents fournis sera retourné à l’entrepreneur avec mention de l’approbation de l’ingénieur. Les parties d’ouvrages correspondantes ne pourront être mises en exécution qu’après accord de l’ingénieur matérialisé par les pièces ainsi visées.
Il est précisé que l’accord de l’ingénieur ne saurait être considéré comme dégageant purement et simplement l’entrepreneur de toute responsabilité en ce qui concerne les études par lui effectuées.
Lorsque la durée du chantier sera égale ou supérieure à quatre mois, l’entrepreneur sera tenu, sur la demande de l’ingénieur, d’établir un programme d’avancement des travaux valable pour tous les corps d’État. Ce programme devra comporter, éventuellement, les prévisions d’approvisionnement du chantier.
Au fur et à mesure de l’avancement des travaux, les modifications apportées en cours d’exécution seront soigneusement consignées sur le carnet de visite que l’entrepreneur devra mettre à la disposition du contrôle dès le début du chantier. A la réception provisoire, l’entrepreneur remettra au service du contrôle des travaux, une série de plans des ouvrages, tels qu’ils auront été réellement exécutés et situant les diverses canalisations, fosses septiques, puisards, regards.
Article 4: Base des calculs
Les calculs seront conduits conformément aux règles usuelles de la résistance des matériaux et d’après les prescriptions contenues dans les textes réglementaires cités à l’article 1 ci-dessus.
a) Fondations:
Pour les petits bâtiments sans étage, le taux de travail du sol sera limité, sauf prescription contraire du devis technique particulier, à 1 kg. 5 par cmq (un kilo et demi par centimètre carré).
Dans tous les cas où un taux de travail plus élevé est adopté, ce taux de travail devra être justifié par des reconnaissances détaillées du sol (sondage battage de tiges d’essai) et par l’application des formules, il ne serais jamais tenu compte d’un terme de frottement latéral pour les fondations massives. Ce terme sera seulement pris en compte pour le calcul des fondations-étroites et profondes (pieux).
b) Charges permanentes et surcharges :
L’effet des charges verticales sera pris en compte conformément aux prescriptions de la norme française P.06-001. Toutefois, par dérogation à ces prescriptions, les planchers des salles de séjour des locaux d’habitation seront calculés pour une surcharge de 250 kilogrammes par mètre carré.
c) Effet de la neige et du vent :
II ne sera pris en compte aucune surcharge de neige.
L’effet du vent sur les constructions sera pris en compte en appliquant les principes et méthodes de calcul contenues dans les règles NV 46, déjà citées à l’article I ci-dessus.
Toutefois, compte tenu des conditions climatiques particulières régnant au Tchad, les calculs seront conduits à partir d’une vitesse d’un vent de 150 Km/H, correspondant à une pression dynamique « q », égale à 110 kilogrammes par mètre carré à dix mètres au-dessus du sol.
Dans le cas où une construction serait particulièrement exposée, le devis technique particulier pourra prévoir une pression dynamique supérieure à celle indiquée ci-dessus.
Article 5: Echantillons
L’entrepreneur est tenu de produire toutes justifications de provenance ou de qualité des matériaux et, à ses frais, fournir tous les échantillons qui lui seront demandés en vue d’essais conformes aux règles de la normalisation.
Article 6: Qualité et mise en œuvre des matériaux
Les matériaux utilisés doivent être conformes aux spécifications fixées par les documents cités à l’article 1er et, dans tous les cas, présenter les qualités nécessaires à la bonne exécution de l’ouvrage.
La mise en œuvre des matériaux doit satisfaire aux prescriptions contenues dans les différentes pièces du marché ainsi qu’aux instructions de l’ingénieur et être de nature à assurer la bonne tenue et le bon aspect de l’immeuble. A défaut de prescriptions, elle doit être conforme aux « codes des conditions minima d’exécution » normalisés et, à défaut, aux règles de l’art.
Article 7: Matériaux défectueux
Tous les matériaux défectueux refusés par l’ingénieur seront évacués du chantier par l’entrepreneur, à ses frais et dans les délais qui lui seront prescrits.
Article 8: Composition type des bétons et mortiers
Pour la fabrication des bétons et mortiers, il est prévu uniquement l’emploi de ciments conformes à la norme française NF.-P. 15 302 ou équivalents.
a) Composition type des bétons (par mètre cube de béton mis en œuvre) :
| Béton | USAGE | Ciment ( kg) | Sable sec (litre) | Graviers ou pierres cssées (litre) | Bricaillon (litre) |
| 1 2 3 4 5 6 | Semelle de propreté Formes Béton banché Béton moulé Béton armé Béton armé moulé | 150 200 250 300 350 350 | 400 400 400 450 400 450 | 800 800 800 800 800 800 | ou bricail. ou bricail. |
La quantité d’eau de gâchage dépend de la nature des agrégats, de la température et de l’état hygrométrique de l’air. Elle sera strictement limitée aux besoins.
Les quantités d’agrégats indiquées ci-dessus ne sont qu’approximatives, les quantités exactes seront déterminées dans chaque cas en fonction des agrégats utilisés.
L’administration se réserve le droit d’effectuer tous les prélèvements nécessaires au contrôle de résistance des étons.
b) Composition des mortiers :
| N° Mortier | Usage | Poids de Ciment par m3 de sable (Kg) |
| 1 | Agglomérés vibres, semelles de propreté | 200 |
| 2 | Pour hourder maçonneries en élévation, enduits intérieurs, agglomérés non vibrés | 250 |
| 3 | Pour hourder maçonneries en fondation ou soubassement, enduits extérieurs, claustras | 300 |
| 4 | Résilles ou claustras légers | 350 |
| 5 | Chapes, enduits lisses, appuis, mortier pour carrelage | 400 |
| 6 | Chapes pour locaux publics | 500 |
| 7 | Enduits étanches, regards, scellements | 600 |
Article 9: Protection des ouvrages
Pendant toute la durée des travaux, l’entrepreneur doit garantir à ses frais, les matériaux approvisionnés et les ouvrages de tous vols, dégradations ou destructions de toute nature.
Article 10: Aménagement des abords
A la réception provisoire, les terrains avoisinant les ouvrages dans une bande de 10 mètres autour du bâtiment’ devront être livrés parfaitement propres et débarrassés de gravats et déchets de toute nature, aplanis et les pentes réglées de manière à éviter la stagnation des eaux à proximité des bâtiments.
Chapitre II: Terrassements, fondations
Article 11: Implantation
L’entrepreneur prendra possession des terrains dans l’état où ils se trouvent. La remise de terrain lui sera faite par l’ingénieur et un procès-verbal constatera l’opération.
Avant l’ouverture des travaux, il effectuera l’implantation ou piquetage à partir des repères fixés ou du tracé des lignes <3e références déterminées par l’ingénieur, conformément aux dispositions des plans et suivant les instructions qui lui seront données par les agents qualifiés de l’administration.
Les têtes des piquets seront rattachées en plan et altitude à des repères fixes. L’entrepreneur devra veiller à la conservation des piquets.
Article 12: Procès-verbal d’implantation
Aussitôt après l’implantation, il sera dressé un procès-verbal contradictoire de l’opération. L’entrepreneur en signant ce procès-verbal sera réputé avoir donné acte à l’administration qu’il n’a décelé aucune erreur ou omission dans les actes choisies et dans les opérations sur le terrain. L’entrepreneur ne sera donc plus admis à réclamer par la suite pour ces motifs.
Article 13: Déblais
Lors de l’exécution des déblais, l’entrepreneur devra prendre toutes dispositions en vue d’éviter tous les mouvements de terrain et les désordres de toute nature, venues d’eau en particulier.
Tous les ouvrages provisoires ou définitifs, charpentes de blindage ou autres, nécessaires à l’exécution des déblais sont à la charge de l’entrepreneur et déterminés sous sa responsabilité.
Les terres provenant des déblais sont utilisées pour le remblaiement des fouilles. En l’absence d’indications aux devis techniques particuliers, les terres en excédent provenant des déblais sont réparties alentour de l’ouvrage suivant une pente régulière de manière à éviter la stagnation ultérieure des eaux de ruisselement à proximité des fondations.
Article 14: Remblais sous dallages, terre-pleins
Le sol sera décapé avant remblaiement sous dallages et terre-pleins. Ce décapage comprendra l’arrachage des herbes, souches et racines, l’enlèvement des débris animaux et de la terre végétale sur 0,10 m de profondeur.
Les remblais seront exécutés en sable de rivière ou, à défaut et sur agrément de l’ingénieur, en terre sableuse ne contenant qu’un faible pourcentage d’argile. Les terres de remblai seront expurgées de tous débris animaux ou végétaux.
Article 15: Terrassements, fouilles
Les terrassements à exécuter comprennent :
- le débroussaillage, y compris une bande de 10,00ml aux alentours de l’aire d’implantation des ouvrages.
- le nivellement du terrain pour obtenir les cotes générales des sols des ouvrages et le raccordement au terrain naturel.
- les fouilles en puits ou en rigoles pour fondations. Ces fouilles seront descendues jusqu’au sol susceptible de supporter les charges. Les fonds de fouilles seront dressés horizontalement, arrosés et damés. Elles devront être acceptées par l’ingénieur avant poursuite des travaux.
- les fouilles pour évacuation des eaux usées, eaux Vannes et effluent des fosses septiques. Ces fouilles seront exécutées de façon à assurer une circulation parfaite des eaux.
- les fouilles pour fosses septiques et puisards.après exécution des ouvrages, le remblaiement des ‘ouilles par couches horizontales d’au plus 0,20 d’épaisseur, arrosées et damées.la répartition des déblais en excédent.
- les remblais sous dallages et terre-pleins.
Article 16: Fondations
Lorsque l’administration no remet pas à l’entrepreneur une étude complète, il est précisé que celui-ci assume l’en tière responsabilité de l’étude et de l’exécution des fondations quelles que soient les cotes et dimensions figurant à titre indicatif sur les documents remis par l’administration. Ces renseignements ne sont alors donnés qu’en vue de permettre éventuellement une comparaison rapide des offresdes concurrents.
L’entrepreneur est, en conséquence, tenu d’effectuer tous sondages de reconnaissance avant l’établissement de ses prix et la rédaction de son étude.
Les offres étant les résultats de l’étude personnelle de l’entrepreneur devront contenir tous les renseignements nécessaires à l’établissement du forfait : mode d’exécution des fondations, profondeur choisie pour les appuis, nature des matériaux, etc…
Toute modification intervenant après la remise des offres de l’entrepreneur dans la nature ou la profondeur des appuis entraînera une modification obligatoire du forfait lorsque ce mode de règlement aura été adopté dans le marché considéré.
Les travaux ne pourront être entrepris qu’après vérification et approbation des notes de calcul, éventuellement à fournir à l’entrepreneur, et le béton coulé qu’après vérification du ferraillage par l’agent chargé du contrôle des travaux.
Pour les constructions qui ne seront pas établies sur vide sanitaire, les cloisons cotées 0,15 d’épaisseur pourront reposer sur une galette en béton n° 3 fondée à la cote, 0,20 par rapport à la cote 0,00 du sol.
Les cloisons cotées 0,10 reposeront sur la forme constituant la sous-couche de dallage.
Particularités relatives aux divers types de fondations.
a) Fondations discontinues (poteaux) :
Les poteaux en B. A. transmettront aux semelles les charges supportées par les longrines formant soubassement.
Le fond de fouille sera dressé horizontalement et damé.
La semelle de B. A. reposera sur une forme de propreté en béton n° 1 de 0,05 d’épaisseur minimum.
Le taux de travail de sol sera déterminé en fonction du terrain et de la profondeur des appuis.
La profondeur de fondation sera déterminée en fonction des conditions locales.
b) Fondations continues :
Ces fondations seront constituées par des semelles en béton n° 3 sur lesquelles prendront appui les maçonneries. Ces semelles auront une épaisseur minimum de 0,20.
Lorsque le bâtiment est destiné à recevoir une ossature en élévation en B. A. du type non porteur, la semelle sera légèrement .armée. Les armatures formeront un quadrillage à mailles de 0,20 au plus.
Lorsque le bâtiment est destiné à recevoir une ossature en élévation en B. A. du type porteur, la semelle sera exécutée en béton armé n° 5.
Le plan axial des semelles se confondra avec celui des murs qu’elles supportent et leurs largeurs seront supérieures à celles des murs d’au moins 0,10.
Article 17: Soubassements
L’arase des soubassements est fixée pour les immeubles à usage d’habitation à + 0,30 au minimum par rapport à la moyenne des cotes du terrain naturel relevées aux angles du bâtiment.
La largeur des soubassements sera au moins égale à celle -des murs en élévation qu’ils sont destinés à supporter.
a) Bâtiments à murs porteurs :
Les soubassements pourront être exécutés en béton banché n° 3, béton cyclopéen, agglomérés de ciment pleins, briques pleines ou tous autres matériaux locaux présentant des qualités de résistance suffisantes : moellons, briques faites main, blocs de latérite, etc…
Les matériaux d’extraction locale devront recevoir l’agrément de l’ingénieur.
Les maçonneries en fondations ou soubassements seront hourdées au mortier n° 3.
b) Bâtiments mixtes : ossature en B. A. et murs porteurs : Les soubassements seront de même nature que pour les
bâtiments à murs porteurs mais la maçonnerie sera montée en ménageant les ouvertures nécessaires au bétonnage des poteaux de l’ossature qui seront coulés entre parois de maçonnerie.
Les poteaux en B. A. prendront naissance dans les semelles.
c) Bâtiments à ossature en B. A. :
Les soubassements seront constitués par les longrines en B. A. destinées à supporter les maçonneries en-élévation et, éventuellement, pour atteindre l’arase des soubassements par de la maçonnerie de briques pleines, d’agglomérés pleins, de moellons, de béton banché.
Les longrines seront coulées sur un béton de propreté de 0,05 d’épaisseur ou sur un lit de sable.
Les joints de dilatation seront réalisés dans les ouvrages en fondation et en soubassements au droit des joints en élévation.
Chapitre III: Maçonneries en élévation
Article 18: Murs, cloisons, clauslras
Les murs et cloisons en élévation pourront être montés en maçonnerie d’agglomérés creux, de briques pleines ou creuses. Tous les autres matériaux susceptibles d’être employés devront être agréés par.l’ingénieur
Les épaisseurs des murs et cloisons portées aux plans sont des cotes finies, elles comprennent les enduits. Les tolérances d’épaisseur admises seront de :
- 0,01 pour les murs et cloisons jusqu’à 0 ,25 ; + 0,02 pour les murs au-dessus de 0,25.
Toutes les maçonneries en élévation seront hourdées au mortier n° 2.
En cas de changement dans les épaisseurs des maçonneries autorisées par l’ingénieur, les dimensions intérieures des pièces devraient être respectées
Les cloisons cotées 0, 10 devront pouvoir être démolies sans dommage pour l’ossature,
Les agglomérés de ciment dallettes, buses, etc devront avoir trois semaines de fabrication avant leur mise en œuvre. Juste avant la pose, les briques ou agglomérés devront être immergés dans l’eau de façon à éliminer aussi complètement que possible, l’air inclus dans les pores.
Les matériaux employés, en particulier les briques pleines du pays faites main, devront être de qualité suffisante et soumis à l’agrément de l’ingénieur. Les matériaux de qualité reconnue insuffisante seront évacués des chantiers.
Dans toutes les maçonneries en élévation, les feuillures indispensables aux huisseries et dormants devront être réservées en cours de montage des maçonneries, par l’emploi de briques ou d’agglomérés de forme appropriée. Pour les cloisons jusqu’à 0,15, les huisseries intéresseront toute l’épaisseur de la cloison.
Les passages des canalisations d’eau ou d’électricité seront également respectés par l’emploi de buses de ciment, fourreaux métalliques, pipes porcelaine, etc.
Les claustras en béton devront être fabriqués dans des moules métalliques parfaitement dressés de manière à ce qu’ils puissent être employés bruts de décoffrage ou simplement ra-gréés. Tous les éléments fêlés ou épaufrés seront refusés. L’entrepreneur devra veiller tout particulièrement à leur pose de manière à éviter les surcharges d’enduit destinées à masquer un réalignement. Le type des claustras sera défini par l’administration ou laissé à l’initiative de l’entrepreneur sous réserve de l’approbation de l’ingénieur.
Il pourra être utilisé tout système qui semblera le mieux adapté : claustras en béton du type porteur ou non, résilles en béton armé, lames brise-soleil horizontales ou verticales en béton armé, en métal, en bois protégé par feuillard aluminium etc. Les systèmes articulés seront admis et feront éventuellement l’objet d’une plus-value si leur adoption est postérieure à la signature du marché.
Façon des perrons, seuils ou emmarchenïents en béton n° 2
Particularités relatives aux divers types de bâtiments :
a) Bâtiments à murs porteurs :
Dans les bâtiments de ce type, il pourra être prévu un chaînage général sur les murs porteurs et de refends. Les fermes de la charpente ne devront jamais reposer directement sur la maçonnerie mais sur le chaînange ou à défaut sur une embase-métallique ou béton de section suffisante pour répartir normalement les charges.
Les matériaux devront être conformes aux normes françaises ci-après :
Briques: NF P. 13-301 ; agglomérés : NF P. 14-301.
Les matériaux de fabrication artisanale employés devront pouvoir supporter la totalité des charges transmises majorées de 50 % .
b) Bâtiments mixtes à murs porteurs et ossature en BA :
Sont considérés comme bâtiments mixtes les bâtiments comportant une ossature en B.A. constituée par des poteaux reliés en tête par un chaînage de section insuffisante pour supporter les charges transmises par les maçonneries montées au-dessus.
Dans les bâtiments de ce type, les murs seront considérés comme porteurs. Les poteaux en JJ.A. pourront être coulés entre parois de maçonneries dans lesquelles seront ménagés des harpes destinées à assurer une meilleure liaison entre la maçonnerie et le béton armé.
c) Bâtiments à ossature en B.A. :
Article 19: Linteaux, chainage
Dans les bâtiments de ce type, les murs et cloisons ne constituent, en principe, qu’un remplissage.
Dans les bâtiments à murs porteurs ou mixtes, l’exécution d’un chaînage général pourra être prescrite sur tous les murs porteurs ou de refends. Ce chaînage pourra être exécuté à hauteur des linteaux. Il aura une largeur égale à celles des maçonneries brutes et 0 ,15 de hauteur minimum. Cette hauteur pourra être ramenée à 0,10 sur les murs de refends et les cloisons de 0,15.
Sur les cloisons de 0,10, les chaînages ne seront exécutes qu’en vue de relier entre eux les potelets ruidisseurs de cloisons.
Les linteaux des portes et fenêtres devront ùlre ancrés de 0,25 minimum dans la maçonnerie.
Article 20: Béton armé
Suivant le type de bâtiment, seront réalisés en béton armé : l’ossature qui comprend en principe :
- les semelles de fondations ;
- les poteaux en fondations ;
- les longrines formant soubassements ;
- les poteaux en élévation ;
- les poutres ;
- les chaînages ou linteaux chaînages.
- Les ouvrages divers :
- les linteaux ;
- les auvents ;
- les paillasses d’office ou de cuisine ;
- les dalles de couverture des fosses septiques, puisards,
- regards, etc…
- le couronnement des murs non protégés par la couverture ou une étanchéïté.
Dans la mise en œuvre du béton armé, on devra réserver les trous pour scellement des pièces de charpente ou de menuiserie et, d’une manière générale, prendre toutes dispositions pour éviter les refouillements ultérieurs dans la masse du béton.
Article 21: Fabrication et mise en oeuvre des bétons
Pendant les trois jours qui suivront la mise eu a-uvre, le béton devra être constamment maintenu humide par arrosage et protégé du soleil. L’aire de gâchage devra être couverte et le béton mis en œuvre aussitôt le gâchage terminé.
Article 22: Enduits
Les enduits seront exécutés, lorsque cette exécution est prévue au devis technique particulier :
sur toutes les maçonneries extérieures vues en élévation : au mortier n° 3 ;
sur toutes les maçonneries intérieures vues en élévation : au mortier n° 2.
Les enduits extérieurs auront vingt millimètres d’épaisseur moyenne et les enduits intérieurs quinze millimètres. Us seront exécutés à deux couches, la dernière dressée à la règle et talochée, présentant des surfaces parfaitement planes.
Les enduits ne seront exécutés qu’après la pose et le réglage des huisseries ou bâtis dormants destinés à recevoir les menuiseries.
Les menuiseries et huisseries seront obligatoirement posées avant tout enduit.
Les angles rentrants pourront être arrondis dans les pièces avec un rayon minimum de cinq centimètres.
A défaut d’arêtes spéciales, les angles saillants des maçonneries seront toujours adoucis, dans les locaux publics.
Article 23: Appuis, tableaux île baies
Sur toutes les baies donnant à l’extérieur, les appuis seront à oreilles et déborderont du parement sur mur. Ils seront réglés avec une légère pente vers l’extérieur.
A l’intérieur des locaux, dans les vérandas et, en général, pour toutes les baies sous appentis ou abris, les appuis seront arasés au parement du mur.
Ils seront exécutés ou préfabriqués en béton 11° 4. Les bords devront être relevés de 0,02 pour éviter l’écoulement des eaux par les côtés. Ils recevront un enduit lisse au mortier n° 5 sur toutes les parties vues. La saillie des appuis débordants sera de 0,10 et comportera obligatoirement une goutte d’eau.
Les tableaux seront posés après pose et calfeutrement des huisseries, ils seront enduits au mortier n° 5.
Article 24: Sols
Ils ne seront commencés qu’après les enduits terminés.
La forme constituant la sous-couche du dallage sera exécutée en béton n° 2 de 0,08 d’épaisseur. Cette forme sera exécutée sur un remblai sableux soigneusement arrosé, pilonné et damé, sauf dans le cas de planchers exécutés sur vide sanitaire, lesquels devront être calculés pour pouvoir supporter la charge indiquée par la norme P. 06-001 Elle recevra comme couche d’usure une chape de 0,02 d’épaisseur au mortier n° 5.
Uos joints de dilatation de un centimètre d’épaisseur sont prévus tous les trois mètres carrés environ, ils intéresseront toute l’épaisseur de la forme. Ces joints sont également prévus au droit des longrines en B.A.
Les seuils des portes devront être nets de tout raccord.
La chape recouvrira les joints de dilatation, mais les découpe- de la forme seront reproduites sur la chape par des joints en creux tirés au fer. Les chapes devront être exécutées en même temps que les formes. L’entrepreneur aura la possibilité «le réaliser une chape incorporée à la forme. 11 devra alors faire accepter par l’ingénieur les dispositions suivant lesquelles il propose d’exécuter le travail.
Les sols finis seront à deux centimètres au-dessus des sols linis des vérandas.
Les sols des placards sous paillasses, de même que les sols ues placards ou penderies, seront également surélevés de 0,02 par rapport au niveau des sols des pièces attenantes.
Dans les vérandas, les salles d’eau, les cuisines ou offices, ‘es sols seront réglés avec pente vers l’extérieur ou, à défaut, vers un si haut panier encastré.
Article 25: Trottoirs
L exécution d’un trottoir pourra être prévue autour des “aliments. Ce trottoir se composera de :
- Une bordure en béton n° 4 de 0,18 de large et 0,24 de
- De dalleltes en béton n° 4.
La bordure du trottoir devra être préfabriquée par éléments de 0,60 à 0,80 mètre de longueur. Comme pour les dallettes, ces éléments devront être .coulés et vibres dans des moules métalliques de manière à être posés bruts de décoffrage. L’arête supérieure du parement de la bordure devraêtre arrondie rayon 0,05.
La bordure sera posée sur forme en gros béton n° 1.
Les dallettes seront posées sur une forme en sable de 0,10 d’épaisseur. Les joints seront en partie garnis en sable et jointoyés en creux au mortier n° 4.
Le trottoir prévu ci-dessus en éléments préfabriqués pourra être remplacé, sur l’ordre de l’ingénieur, par un trottoir en béton de même largeur. La forme sera exécutée en gros béton n° 2 avec chape de 0,02 d’épaisseur, incorporée et bouchar-dée. Des joints de dilatation seront prévus tous les trois mètres au maximum. Une bordure parafouille sera toujours exécutée.
L’appareillage des dallettes sera exécuté conformément aux plans.
Le trottoir sera réglé avec une pente transversale de 3 %.
Article 26: Carrelage grés cérame, revêtements.
Les carreaux utilisés devront être conformes aux normes françaises ci-après :
carreaux de grès cérame : NF P.61-401 ;
carreaux de faïence : NF P. 61-402.
Les parties de sol carrelées en grès cérame et les revêtements de faïence seront précisés au devis particulier à chaque ouvrage.
a) Carreaux de grès cérame :
En fait de carreaux de grès cérame, il pourra être utilisé :
soit des carreaux de 10 x 10 centimètres série courante, épaisseur 9 millimètres, qualité bon choix ;
- soit des carreaux de 10 x 10 centimètres série mince ;
- soit des carreaux mosaïque, épaisseur 4, 5 millimètres.
A défaut d’indication particulière du devis technique particulier, les carreaux de 10x10 centimètres, série courante, seront obligatoirement utilisés.
Ces carreaux seront posés à bain de mortier sur une forme de sable posée elle-même sur la forme du dallage. Le mortier devra avoir au moins 1 centimètre d’épaisseur et la couche de sable 2 centimètres. Le sable sera légèrement humecté et damé. Les joints devront être bien remplis par un coulis de ciment pur.
Chaque pièce carrelée recevra également une plinthe droite de 0,10 de hauteur, de la série courante. Les gorges de plinthe ne sont pas exigées.
b) Carreaux de faïence :
Les carreaux de faïence 0,15 x 0,15 seront des carreaux de premier choix. Ils seront posés au mortier de ciment n° 4 sur faces préparées. Les joints de 0,002 minimum et de 0,004 maximum seront garnis de mortier de ciment pur, puis d’une mince couche de ciment blanc masquant le ciment artificiel.
Le parement des carreaux devra être au même nu que celui des enduits.
Les teintes et dessins des carreaux seront fixés par le devis technique particulier. Elles pourront toujours être modifiées en cas de besoin par ordre de service de l’ingénieur.
Chapitre IV : Charpente, couverture, plafonnage.
Art. 27. Charpente.
Les études sont à la charge de l’entrepreneur chaque fois que les plans d’exécution ne figurent pas au dossier.
L’entrepreneur pourra alors proposer le type de charpente qui lui paraîtra le mieux adapté aux besoins de l’ouvrage.
Les formes seront toujours contreventées.
a) Charpente bois :
Les bois employés seront des bois demi dur du pays. Ils seront, en outre, obligatoirement traités anti-termites. Les coupes et entailles étant également abreuvées du produit anti-termites.
Les bois seront employés neufs, le réemploi des bois de charpente provisoire ou de coffrage étant interdit.
Les bois seront droits, sains, sans roulure ni gerçure.
- Les assemblages des charpentes seront parfaitement pleins, sans déjoints ni épaufrures. Toutes les tailles seront faites avec précision. Les trous pour boulons devront les recevoir sans jeu.
Les fermes à planches moiséês clouées ou boulonnées sont conseillées.
Les calculs des charpentes seront établis conformément aux règles d’utilisation du bois dans les constructions : NFP.21-202.
b) Charpente métallique :
Les charpentes métalliques sont uniquement prévues en aciers laminés : tôles, fers plats et profilés.
L’entrepreneur devra solliciter l’autorisation écrite de l’ingénieur pour l’emploi de fontes, aciers moulés, tubes, etc.
Les aciers laminés utilisés devront être exempts de pailles, criques, stries, fissures, gerçures et soufflures.
Les tôles et les plats, ainsi que les âmes et ailes des profilés, auront des surfaces nettes et planes.
Les tranches cisaillées à froid devront être unies, sans déchirure ni éclats de métal.
Les fers et aciers percés seront complètement ébarbés des deux côtés de telle sorte qu’ils puissent s’appliquer parfaitement les uns sur les autres.
La tolérance pour l’irrégularité du perçage des trous sera, au maximum, d’un millimètre pour la distance d’un trou au suivant et de deux millimètres pour la distance des trous extrêmes d’une même ligne.
Les pièces de charpente métallique recevront à l’atelier une couche de peinture au minimum de plomb, après avoir été grattées et nettoyées. Les faces des pièces en contact définitif ne recevront pas de peinture. Une deuxième couche de minium de plomb sera appliquée après montage définitif.
Une troisième couche de peinture sera appliquée par l’entrepreneur chargé du montage après nettoyage des fers et exécution préalable de tous raccords nécessaires. Cette couche pourra être passée à la peinture antirouille ou à la peinture à l’huile de lin normale et de couleur prescrite par l’ingénieur.
Par dérogation aux dispositions de l’article 30 bis du cahier des charges des ponts et chaussées, la soudure pourra être employée dans les charpentes de bâtiments en acier Thomas, mais seulement avec l’accord de l’ingénieur et sous l’entière responsabilité de l’entrepreneur.
Les calculs de charpente seront effectués conformément aux principes et par les procédés de la résistance des matériaux.
Le débordement des toitures et charpenentes est déterminé parles plans.
Article 28: Couverture:
La terminologie relative aux couvertures est donnée par la norme française NF P. 30-101.
Les travaux de couverture devront être conformes au « code des conditions minima d’exécution des travaux de couverture des bâtiments et édifices » fixé par la norme NF P. 30-201.
a) Couverture en tôle d’acier :
II sera fait emploi de tôles ondulées galvanisées à petites ondes. L’épaisseur des tôles employées ne sera pas inférieure à 0,6 millimètres ayant galvanisation (tôlepesant 6 kilogrammes au mètre linéaire en 0,90 de large).
Il pourra également être fait emploi de tôles nervurées galvanisées en respectant les mêmes conditions d’épaisseur. Tous les accessoires employés devront alors être d’origine, c’est à-dire provenir du fabricant des tôles.
Les pentes de couverture seront comprises entre 20 et 25 %. Dans le cas où il serait fait emploi de tôle couvrant en une seule longueur le versant de la couverture et dans ce cas seulement la pente pourra être réduite sans tomber au-dessous de 12%.
L’écartement des pannes sur lesquelles les tôles devront reposer ne sera pas supérieur à 1 ,80 mètre.
Les feuilles se recouvriront latéralement d’au moins une onde et demie. Transversalement, le recouvrement sera d’au moins 0,20 mètre lorsqu’il en existe.
Les bords longitudinaux des tôles seront fixés ensemble par un boulon galvanisé avec rondelles au milieu de la longueur lorsque les tôles seront posées sans panne intermédiaire ou lorsque l’écartement des pannes sera supérieur à 1,20 mètre dans les couvertures présentant une pente inférieure à 20%.
Les extrémités des tôles seront également fixées ensemble par boulons ou agrafes lorsque le débordement des tôles, par rapport à la dernière attache, sera supérieur à 0 ,25 mètre
Les faîtages seront en tôle galvanisée. Le recouvrement des tôles sera au minimum de 0,25.
Le raccordement d’une feuille de tôle avec une pénétration se fera par l’intermédiaire d’une bande de plomb ou, à défautet après accord de l’ingénieur, d’une bande de zinc.
b) Couverture en tuiles :
Les travaux de couverture en tuiles sont réalisés conformément au code des conditions minima d’exécution des travaux de couverture déjà cité.
Des précautions particulières seront prises pour les sup. ports ou la forme recevant les tuiles. Les bois employés seront secs, sains, droits et sans nœuds. Il est prévu l’emploi de bois demi dur du pays mais les bois blancs pourront être éventuellement employés après accord de l’ingénieur.
L’emploi de tout support pu forme présentant des qualités de rigidité suffisante : céramique, béton ou métal, pourra être autorisé. L’entrepreneur en soumettra les dispositions ;\ l’ingénieur.
c) Couverture en aluminium :
C1 : Tôles d’aluminium :
L’emploi de tôles d’aluminium ondulées en couverture est autorisé.
Ces tôles sont soumises aux mêmes conditions géométriques que les tôles d’acier.
En ce qui concerne l’épaisseur, celle-ci devra être telle quu les tôles une fois fixées sur les pannes supportent sans déformation appréciable le poids d’un homme adulte effectuant la visite de la toiture.
C2 : Bacs aluminium :
Les travaux de couverture en bacs aluminium seront réalisés conformément aux règles édictées par le fournisseur ; l’entrepreneur étant tenu de faire agréer, avant commande, le type de bac aluminium à employer, en précisant la marque et le nom du fournisseur.
Les bacs aluminium devront être autoportants et couvrir d’une seule portée le versant de la toiture. Ils pourront être posés sur charpente bois, fer ou béton. Un isolant sera obligatoirement interposé entre fer ou béton et les plaques d’aluminium.
Les pentes de toiture sont déterminées par les devis techniques particuliers en fonction du matériau employé. A défaut de précision, cette pente est fixée à 7% au minimum et l’épaisseur des bacs à 8/10e minimum pour un écartement constant de 1 mètre entre pannes.
Les accessoires de couverture nécessaires à la pose des bacs seront fournis par le fournissur : tircfonds ou crochets, rondelle en alliage, rondelle en matière plastique, étrier.
Les habillages des rives, pignons, etc. seront façonnés eu feuilles d’aluminium et les accidents de couverture en aluminium ou zinc soudé.
Les toitures seront toujours ventilées et insonorisées par l’emploi d’amortisseurs anti-bruit ou l’interposition de bandes de feutre entre plaques et appuis.
d) Couvertures diverses :
Le devis technique particulier pourra prévoir l’utilisation d’un mode de couverture différent de ceux décrits ci-dessus. Il fixera alors les spécifications exigées.
Les dispositions nécessaires devront toujours être prises pour assurer la libre dilatation de la couverture par rapport à la charpente.
Cette prescription est notamment impérative en ce qui concerne les couvertures en amiante-ciment ou similaires.
Il pourra être fait emploi de plaques translucides de diverses marques en polyester ou matériau similaire, planes ou ondulées.
L’emploi de ce matériau sera notamment prescrit chaque fois que le besoin s’en fera sentir par le devis technique particulier, sous forme de quelques plaques réparties dans une couverture en tôle d’acier ou en aluminium afin d’assurer l’éclairage des combles.
Les couvertures en feutre ou carton bitumé ou goudronna sur support bois no sont pas admises, sauf pour des constructions provisoires.
Art. 29. Etanchéité.
Toute toiture en terrasse devra comporter la constitution de chapes d’étanchéité. Des dérogations pourront cependant etre accordées pour des toitures ne couvrant pas des locaux habitables : passages couverts en particulier. Dans cette hypothèse, l’utilisation de chape ciment ordinaire avec ou sans incorporation d’hydrofuge pourra être acceptée.
La constitution, des chapes d’étanchéité pour toitures terrasses devra répondre au code des conditions minima d’exécution des travaux d’étanchéité fixé par la norme française P-84-201.
Les matériaux d’étanchéité devront répondre aux conditions imposées par les normes françaises P-84-301, 302, 304 à 306 et P-84-351.
Pour tenir compte des conditions climatiques particulières au Tchad, les chapes d’étanchéité seront autant que possible protégées des radiations solaires directes par l’emploi de protection aluminium, dallettes préfabriquées, carrelage, etc…
Les matériaux d’étanchéité ne figurant pas au code des conditions minima, tels le posolène, devront faire l’objet d’un agrément de l’ingénieur.
Art. 30. Planche ou tôle de rive,
Sauf spécifications contraires des devis techniques particuliers, les abouts des fermes, des arbalétriers et des pannes le long des rampants ou pignons seront masqués par une planche ou une tôle de rive suivant la nature de la charpente.
La planche de rive, de 0,03 d’épaisseur, sera dressée 3 faces.
L’épaisseur de la tôle de rive sera d’au moins 1 m/m. Elle sera fermée ou pliée à la partie inférieure de manière à la rendre plus rigide.
Lorsqu’il sera prévu sous le débordement de la toiture un plafonnage, un voligeage, une prise d’air pour ventilation des combles, la tôle de rive constituera également le couvre-joint de rive.
La hauteur de la planche ou tôle de rive sera fonction des éléments à masquer.
Article 31: Ventilation des combles.
La ventilation des combles devra être assurée chaque fois qu’il sera possible de le faire par des prises d’air sous avancée de la toiture et des ouvertures placées le plus près possible du faîte Acheminée, chatière, etc… ou à défaut, par des ouvertures placées en pignons.
Les prises d’air sous toiture seront obturées par des bandes de métal déployé à mailles très fines fixées par des baguettes sur la charpente et sur un .chevronnage léger, fixé au mur par des corbeaux scellés.
Les lanterneaux persiennes destinés à l’aération des combles seront de même obligatoirement doublés par des châssis fixe de métal déployé à mailles très fines. Les bâtis seront de même nature que le persiennage bois ou métal.
Article 32: Plafonds
Sauf spécifications contraires des devis techniques particuliers, les plafonds seront réalisés en panneaux de contre-Plaqué 0,005 sur ossature en bois composée de chevrons et solives (essence à soumettre à l’agrément de l’ingénieur lorsqu’elle n’est pas précisée au devis technique particulier). L emploi du bois blanc pourra être autorisé.
L entrepreneur devra, éventuellement, prévoir des raidisseurs pour éviter tout fléchissement.
Les bois employés seront Traités antitermites avant la pose.
Les découpes transversales du contreplaqué pourront ne pas être continues mais alternées d’une rangée à l’autre surface maximum admise d’une plaque de contreplaqué baguettes : 1 mètre carré.
Les panneaux de contreplaqué seront appareillés suivant la couleur lorsque leurs faces sont destinées à être vernies ou simplement passées à l’huile de lin. Ils seront alors, sauf face Prescription contraire du devis technique particulier, à face apparentes d’un seul placage, classe A prévue par la norme française B-53-504.
Les joints seront couverts par des baguettes couvre-joints I en bois rouge de 4 centimètres de largeur. Lorsque les plaques de contreplaqué sont destinées à être peintes, les baguettes en bois blanc- seront cependant admises. Les baguettes seront moulurées et assemblées au droit de chaque plaque.
L’appareillage des plaques, la nature et la forme des couvre-joints seront soumis à l’agrément de l’ingénieur.
Des trappes pour visite des combles seront prévues en nombre suffisant dans chaque bâtiment.
Chapitre V : Menuiseries
Article 33: Généralités.
Il est rappelé que les cotes des menuiseries sont des cotes nominales. Elles correspondent à la largeur ou à la hauteur de passage libre, norme française : P-01-004-P-01-005.
Sauf spécifications contraires du devis technique particulier :
1° Toutes les menuiseries ouvrant sur l’extérieur seront métalliques.
2° Les portes intérieures persiennées, portant vitres ou moustiquaires, seront exécutées en acajou ou bois « rouge ».
3° Les portes de communication intérieures, les portes de placards ou de penderies, les façades de placards sous paillasses seront des portes planes en bois, plaquées ou contreplaquées, dites de façon « isoplane »
4° Les bâtis d’huisseries seront de même nature que les menuiseries. Pour les cloisons, jusqu’à 0,15 d’épaisseur, les huisseries intéresseront toute l’épaisseur de la cloison.
En l’absence de dessins de détail de menuiseries et de prescriptions particulières fournies par l’administration, la conception des menuiseries est laissée à l’initiative de l’entrepreneur qui sera cependant tenu de faire agréer les plans ou le type de menuiseries avant commande.
Art. 34. Menuiseries métalliques.
Terminologie : norme française NF P-24-101.
Les menuiseries métalliques sont classées en trois catégories :
1° Menuiseries métalliques en acier « série économique » pour lesquelles l’emploi de tôles planes noires et de profilés marchands du commerce sera autorisé.
2° Menuiseries métalliques en acier, répondant au code des conditions minima d’exécution du projet de norme en application : PN P-24-201.
3° Menuiseries métalliques en alliage léger, répondant au code des conditions minima d’exécution du projet de norme en application : PN P-24-202.
Les menuiseries économiques ne comporteront pas de pièces d’appui ni de jets d’eau mais toutes les précautions seront prises pour éviter les infiltrations des eaux de pluies.
Les persiennes ouvrant a l’italienne seront toujours manœuvrées par compas solidaires de la persienne.
Tous les aciers entrant dans la composition des menuiseries métalliques, y compris les bâtis et huisseries, recevront en usine, en cours de montage et sur toutes leurs faces, une couche de peinture anti-rouille. Cette couche sera appliquée avec soin après préparation convenable des surfaces métalliques et sa nature devra permettre l’application de la peinture définitive.
Tous les accessoires destinés au ferrage ou à la condamnation des menuiseries métalliques sont à la charge du fournisseur de celles-ci.
Les bâtis ou huisseries pour menuiseries métalliques seront réalisés en profilés ou tôle pliée ou en feuillard fermé aux galets : NF P-24-401 NF P-24-403-404.
Des amortisseurs de choc en caoutchouc seront posés sur chaque, bâti ou huisserie de porte.
Toutes les bavures, coulures et éclatements de soudure seront soigneusement ébarbés ou éliminés.
Art. 35. Menuiseries massives en bois.
Les menuiseries massives seront en bois demi dur du pays : acajou ou bois « rouge » de préférence.
Les bâtis ou huisseries seront également en bois demi dur du pays et réalisés ‘conformément aux normes françaises NP P-23-401 et 23-402.
Ces menuiseries étant destinées à être placées à l’intérieur seront de fabrication simple et ne comporteront pas de pièces d’appui ni de jets d’eau. Les vantaux se recouvreront par battements entaillés à mi-bois. L’épaisseur finie des menuiseries devra être au moins de 0,032.
Les menuiseries portant moustiquaire ne comporteront pas de feuillure, le treillage moustiquaire sera fixé par baguettes couvre-joints.
Toutes les menuiseries en bois seront pourvues d’équerres à encastrer, type 160 minimum.
La partie basse des portes semi-persiennées comportera un panneau à plate-bande.
Art. 36. Menuiseries planes en bois plaquées ou contre-plaquées.
Ces menuiseries dites parfois de « façon isoplane » seront réalisées conformément à la norme française P-23-301.
Les bâtis ou huisseries seront en bois demi dur du pays, comme prévu à l’article 35 ci-dessus. Les bâtis ou huisseries en métal : .tôle pliée ou feuillard, peuvent être imposés par les devis techniques particuliers.
Sauf spécifications contraires, les portes de communication intérieures et les portes de placards ou penderies seront de la qualité dite « qualité à peindre ».
Les portes désignées sous le vocable « bois apparent » sont destinées à être utilisées vernies ou enduites d’huile de lin pure. A cet effet, les faces apparentes seront d’un seul placage, de classe A, prévu par la norme B 53-504.
Les façades de placards sous paillasses seront de la qualité dite « à peindre ». Pour la réalisation de ces façades de pla-, cards, il pourra également être employé des panneaux lattés.
Art. 37. Quincaillerie :
Tous les articles de quincaillerie seront de lre ou 2e qualité et devront porter l’estampille des normes françaises indiquant cette qualité. Ils devront avoir un aspect propre et fini.
Avant la pose, les articles comportant des parties mobiles ou des mécanismes seront bien graissés, tous les articles de quincaillerie seront fixés par vis.
Seront posés :
a) Serrures :
Définition, classifications, désignation : NF P. 26-10 1 ; Spécification des serrures de bâtiment : NF P. 26-301 :
- sur toutes les portes donnant sur l’extérieur, serrures de sûreté à mortaiser, verticales, à pêne dormant et demi-tour, livrées avec deux clés, et béquilles doubles en cuivre chromé. Les serrures ne devront pas être soudées ou rivées mais vissées afin de permettre leur remplacement, lere qualité: NF P 26-409;
- sur toutes les portes planes en bois, plaquées ou contre-plaquées, serrures à mortaiser verticales, à pêne dormant et demi-tour, une clé et béquilles doubles en fonte d’aluminium, 2” qualité;
- sur toutes les portes en bois ordinaires, serrures en appliques horizontales avec bouton double, une clé : 2e qualité ;
- pour placards sous paillasses, serrure dite « d’armoire » en applique, une clé ;
- sur les portes des W.C. logements, un bec de cane et un verrou automatique à l’intérieur, 2e qualité.
b) Quincaillerie diverse :
- les fenêtres ouvrant à la française seront condamnées par des crémones en fonte à tringles forgées ou indépendantes, type 16, NF P. 26-305, P. 26-405.
- les battants fixes des portes doubles seront condamnés par crémones, d° ci-dessus, type 18.
- les persiennes ouvrant à l’italienne seront condamnées par crémones, type 16, ou de préférence par des verrous spéciaux en métal chromé.
- le système de manœuvre des persiennes orientables devra comporter une poignée chromée et un système de blocage du dispositif.
- les portes extérieures ou volets ouvrant à la française devront être maintenues en position ouverte par « têtes de turc » ou système analogue.
- les paumelles pour menuiseries bois devront répondre aux spécifications fixées par les NF : P.26-306 et P. 26-40ô’ Les paumelles pour menuiseries métalliques seront en acier laminé ou soudé. Le nombre et la dimension des paumelles seront conditionnés par le poids et la hauteur des ouvrants et ne pourront être inférieurs à :
Deux paumelles jusqu’à 1,50 mètre de hauteur; trois paumelles jusqu’à 2 ,20 mètres de hauteur.
La plus petite dimension est de 0,110 pour les châssis ouvrants et de 0,160 pour les portes.
CHAPITRE VI : Plomberie, sanitaires.
Art. 38. Plomberie :
Pour l’ensemble de l’installation, l’entrepreneur devra se conformer aux règles de l’art. L’étude de l’alimentation en eau et des évacuations est, chaque fois qu’elle n’aura pas été choisie par l’administration, à la charge de l’entrepreneur qui devra alors soumettre les dispositions adoptées à l’ingénieur, pour approbation.
Les travaux de plomberie devront répondre au code des conditions minima d’exécution des travaux de plomberie cl installations sanitaires urbaines.
a) Alimentation en eau :
L’alimentation en eau se fera, dans les centres possédant l’adduction d’eau, à partir d’un regard placé à l’extérieur du bâtiment et au maximum à 1 ,00 du soubassement. Dans ce regard sera placé un robinet d’arrêt en attente. L’alimentation se fera, en principe, par un tube intérieur en 21 /27.
La répartition se fera en tube de 15/21 pour chaque appareil sanitaire. Le raccordement aux appareils sera en tube cuivre ou plomb.
Pour les centres de brousse ou les bâtiments isolés, l’alimentation comprendra obligatoirement une cuve d’eau haute alimentée par pompe. Les devis techniques particuliers préciseront les détails de l’installation.
b) *Evacuation des eaux usées :***
L’évacuation des eaux usées se fera à l’intérieur du bâtiment par des canalisations galvanisées qui pourront être encastrées dans le sol. La section des canalisations devra être largement calculée pour correspondre au débit des appareils et à leur nombre. La plus petite» section admise sera 33/42 pour les parties apparentes et 50/60 pour les sections encastrées
Ces canalisations chuteront directement dans un regard extérieur de 40 x 40. Une dalle B.A. mobile, pourvue d’anneau de manœuvre en assurera la fermeture hermétique.
Tous les appareils devront être pourvus de siphons et toutes les canalisations aisément démontables et pourvues de bouchons de dégorgement en nombre suffisant.
Les eaux usées seront évacuées du regard maçonné de 0,40x0,40 placé à l’extérieur du bâtiment par les buses de ciment de 0,15 de diamètre minimum, vers le puisard.
Il sera donné le maximum de pente aux canalisations d’évacuation. Cette pente ne sera pas inférieure à 0,03 par mètre.
Les tuyaux d’alimentation ou d’évacuation seront posés à 0 m. 50 de profondeur au minimum sur sol ferme ou rendu ferme par pilonnage.
Le fond de la tranchée, correctement nivelé, offrira une pente constante. Les tuyaux reposeront sur toute leur longueur, à l’exception des collets sous lesquels on creusera des empêchements que l’on remblaiera soigneusement par la suite pour contrebuter le joint.
Le remblement des tranchées s’effectuera jusqu’à 20 centimètres environ au-dessus de la conduite à l’aide de la terre meuble épurée de pierres, débris animaux et végétaux et pilonnée soigneusement contre le flanc des tuyaux. On poursuivra le remblaiement par couches successives de 2U centimètres environ avec des terres ordinaires fortement damées et arrosées.
Le regard sera construit en parpaings de 0, 10 d’épaisseur ou briques pleines de 0 ,11 posées à plat, hourdés au mortier no 2 sur radier de béton n° 2. Les enduits intérieurs seront exécutés au mortier n° 5 lissé à la truelle avec gorges arrondies d’ans les angles.
Art 39. Installation sanitaire.
a) Appareils sanitaires :
Les appreils sanitaires pourront être livrés en grès émaillé, granit porcelaine ou porcelaine vitrifiée. Le choix n° 2 ou B sera exigé.
Les appareils seront de marques connues ou agréées par l’ingénieur. Ils devront porter en creux, sur une partie invisible après pose, la marque du fournisseur et l’indice de la .catégorie.
Les dimensions ci-après des appareils ne sont pas impératives, mais l’entrepreneur sera tenu de livrer des appareils du commerce dans les dimensions s’en rapprochant le plus.
_ Dimensions intérieures, exprimées en millimètres :
Lavabo :
Cuvette 430 x 250, un robinet cuivre chromé, vidage à clapets, série courante, siphon à culot démontable, montage sur consoles métalliques.
Lave-mains :
D’angle avec ou sans dosseret, monté sur console ou par scellement direct, un robinet cuivre chromé, un siphon à culot démontable, encombrement 420 x 420 (hors tout).
Cuvette 450 x 250, un robinet cuivre chromé, vidage à clapet, série courante.
Siège de W. C. à l’anglaise :**
Modèle à chasse directe, cuvette 250 x 320, abattant double matière plastique, réservoir de chasse en fonte dix litres, robinet d’arrêt droit sur canalisation d’alimentation, colonne de chasse en fer galvanisé.
Siège de W.C. à la turque :**
Pourront être en grès émaillé ou façonnés béton. La chasse d’eau sera du même type que pour les sièges à l’anglaise, mais chasse munie d’une queue de carpe en
avec la colonne de c cuivre.
Eviers :
Rectangulaire 450 x 600, profondeur 150, égouttoir rapporte, un robinet cuivre, une bonde siphoïde, un siphon à culot démontable.
Récepteur douche :
800 x 800, fond carrelé, bonde siphoïde.
Colonne de douche :
Apparente, cuivre chromé, pomme réglable, robinet d’arrêt droit sur colonne.
Art. 40. Fosses septiques, puisards.
Sauf exception prévue par le devis technique particulier, les fosses septiques seront toujours construites conformément au plan type n° N-21 de la direction des travaux publics du Tchad reproduisant le plan n° 55/13 du S.M.B. de l’Afrique équatoriale en date du 13 juillet 1955, approuvé par le médecin général, directeur du service de santé de l’Afrique équatoriale.
La fosse septique aura les dimensions correspondant au nombre d’usagers en rapport avec le bâtiment desservi, elle sera en maçonnerie de briques pleines hourdées au mortier n° 3 et enduites au mortier n° 6. L’aération du lit bactérien sera réalisée au moyen d’un tuyau formant cheminée qui sera posé contre le mur du bâtiment et qui débouchera sous l’avancée de la toiture.
Un puisard pour eaux vannes et eaux usées, de 1 mètre de diamètre, en maçonnerie de pierres sèches, sera descendu jusqu’à une couche filtrante d’épaisseur suffisante. La profondeur minimum sera de 4 mètres.
Le puisard pourra être exécuté en maçonnerie de^riques pleines ou d’agglomérés de ciment, les lits horizontaux étant hourdés au mortier n° 2 et les joints verticaux laissés libres de manière à faciliter l’évacuation des eaux. Il sera placé à 8 mètres au minimum du bâtiment.
Les dalles du puisard et de la fosse septique seront exécutées en béton n° 5 et calculées pour-supporter une charge uniformément répartie de 400 kilogrammes, mètre carré. Un tampon de visite est à installer.
La tuyauterie de chute des W.C.et les canalisations de raccordement à la fosse septique seront en grès vernissé ou en fonte salubre de 0,10 de diamètre intérieur. La pente de canalisation devra être de 50% au minimum. La fosse minimum. La fosse septique devra être placée de manière à réduire au strict minimum les longueurs de canalisations. Les coudes ou raccords formant angle droit sont interdits.
CHAPITRE VII Badigeons, peinture, vitrerie
Article 41: Badigeons.
Sauf spécifications contraires des devis.techniques particuliers, les badigeons seront exécutés en deux couches sur une couche d’impression. La couche d’impression sera obligatoirement blanche. Les couches suivantes seront teintées, couleurs à la demande.
Les badigeons exécutés à la chaux sont de deux types :
a) Badigeons à la chaux du pays :
Le lait de chaux sera grossièrement filtré, puis encollé, afin de fixer la chaux de manière satisfaisante sur les murs. Différents produits pourront être utilisés : colle de menuisier, alun, et, à défaut, sel de cuisine.
L’emploi des badigeons à la chaux du pays est en principe limité aux centres de brousse ou à des bâtiments de faible importance.
b) Badigeons à la chaux hydraulique :
Sont exécutés sur tous les bâtiments chaque fois que les devis techniques particuliers ne prescriront pas l’emploi de peinture pour ciment.
Art. 42. Spécification des peintures.
Les peintures et les vernis seront de qualité supérieure et devront être agréés par l’ingénieur avant emploi.
Elles seront inaltérables aux agents atmosphériques pendant une durée d’au moins cinq ans pour les parties exposées à l’air extérieur.
Il ne sera employé sur le chantier que de la peinture approvisionnée en bidons plombés en provenance directe du fournisseur.
Les peintures pour ciment seront à base de produits spéciaux, tels que caséine, silicates ou gommes et vernis, résines vyniliques en solution aqueuse, genre : Stic B, Silexore, Koverflor, F. O. M. ou similaires. Elles seront adaptées à leur emploi : intérieur ou extérieur.
Les peintures pour bois ou fer, autres que les peintures d’impression, seront des peintures à base d’huile de lin et de marques connues.
Art. 43. Exécution des travaux de peinture.
Tous les travaux préparatoires : grattage, époussetage, rebouchage, ponçage ou autres, sont dûs pour arriver à la parfaite exécution des ouvrages.
Les travaux de préparation des fonds sur murs seront prescrits par les devis techniques particuliers.
Les couches successives de peinture devront couvrir parfaitement les surfaces à peindre, être parfaitement lisses et ne présenter aucune trace de brosse. Chaque couche devra être débarrassée de toute poussière et résidus quelconques et poncée si besoin est.
Si les couches de finition ne couvraient pas suffisamment le fond, il serait appliqué une couche supplémentaire aux frais de l’entrepreneur.
Tous les ouvrages de peinture devront être livres en parfait état d’achèvement, de finition et de propreté. Ils devront être nets de toutes épaufrures, traces de heurts, etc… et débarrassés de toute souillure, trace de mortier, etc…
Il sera exécuté :
- Sur toutes les menuiseries bois ou fer, deux couches de peinture à l’huile sur une couche d’impression. La peinture d’impression des menuiseries métalliques reçue en usine sera, si besoin est, brossée, poncée et ragréée avant application des peintures définitives.
- Sur les canalisations apparentes, ainsi que sur le métal déployé, une couche de peinture à l’huile sur la couche d’impression (minium ou anti-rouille qui est à passer avant montage).
- Sur les fers de charpente métallique, une couche de peinture anti-rouille sur la couche d’impression reçue en usine.
- Sur le plafond en contreplaqué et les baguettes de plafond, deux couches d’huile de lin.
- Sur toutes les maçonneries vues intérieures ou extérieures, deux couches de peinture, genre F. 0. M. ou similaire.
- Sur tous les bois employés en menuiserie ou charpente touchant les sols ou appuyés sur la maçonnerie, une couche d’huile thiophénique naturelle. Les coupes, entailles et assemblages étant abreuvés du même produit.
Les teintes seront déterminées par l’ingénieur, sur propositions de l’entrepreneur.
Article 44: Vitrerie
Il sera fait usage, suivant les cas, de glace ou de verre blanc de 1er choix. L’épaisseur étant au moins égale aux 5/1000e de la portée la plus faible.
Sauf spécifications contraires des devis techniques particuliers, il sera fait usage pour les menuiseries courantes de verre demi-double.
Les verres à vitre devront répondre aux spécifications des normes françaises : NP P-78-301, NF P-78-40I.
Ils seront toujours coupés de manière à permettre la libre dilatation du métal ou du bois.
La vitrerie des menuiseries métalliques sera fixée au moyen de parcloses avec interposition, si nécessaire, d’amortisseur caoutchouc ou plastique. Sur les menuiseries de la série économique, la fixation des vitres par mastic sera tolérée.
Sur les menuiseries en bois, les verres seront coulés de manière à atteindre exactement le fond des feuillures. Ils seront maintenus par des pointes en quantité suffisante avant remplissage de la feuillure au mastic à l’huile de lin.
Chapitre VIII: Electricité.
Article 45: Qualité des matériels, exécution des installations.
Les matériels et fournitures de toute nature entrant dans constitution des installations électriques seront neufs.
Les installations seront exécutées suivant les prescriptions techniques édictées par l’union des syndicats de l’électricité. Les matériels et fournitures répondront à ces mêmes prescriptions techniques.
Article 46: Exécution des installations
Le forfait ne comprendra que l’installation propre du bâtiment avec entrée de courant laissée en attente avec disjoncteur.
La distribution des câbles se fera depuis le disjoncteur dont l’emplacement sera à déterminer en accord avec l’ingénieur. La fourniture et la pose de ce disjoncteur seront assurées par l’entrepreneur.
Sauf indications contraires aux prescriptions particulières le courant d’alimentation des circuits ci-dessus sera du courant monophasé 220/380volts.
Les installations sont, sauf indications contraires des devis techniques particuliers, réalisées apparentes en câbles CCA, GCB ou CGAG. Les descentes peuvent être sous tubes acier.
L’appareillage sera du type électro-sécurit apparent, à fusibles incorporés.
La filerie sera en cuivre du type 750 N, raccordement par barre dans les boîtes do dérivation. Aucune épissure au chatterton ne sera admise.
Les sections des conducteurs seront déterminées en fonction des besoins.
La fourniture comprend également les lampes incandescentes. A défaut d’indications précises dans les devis techniques particuliers, la puissance des lampes à installer est fixée approximativement à cinq (5) watts de mètre carré de surface du sol.
La nomenclature des points lumineux est fixée aux devis techniques particuliers.
Article 47: Réceptions
Les réceptions provisoires et définitives des installations électriques interviendront en même temps que celles du bâtiment. Elles pourront comporter les opérations suivantes :
- Contrôle de fonctionnement ;
- Contrôle de spécification en qualité et conformité avec le devis technique particulier et contrôle des sections des câbles ;
- Contrôle de qualité de l’appareillage, des parcours et des conditions de pose ;
- Contrôle de conformité aux règlements ;
- Vérification et essais d’isolement.
Article 48: Le présent arrêté sera publié au Journal officiel et communiqué partout où besoin sera.